DIPLOMATIE - Le ministre de la Défense colombien affirme qu’il n’y pas eu d’aide des Etats-Unis...
L'opération qui a abouti à la libération sans effusion de sang de 15 otages de la guérilla des Farc dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, a été «à 100% colombienne», a déclaré jeudi à Bogota le ministre de la Défense Juan Manuel Santos. D’après celui-ci les Etats-Unis n’auraient joué aucun rôle.
Le ministre de la Défense répondait indirectement à l'ambassadeur américain à Bogota qui a déclaré à la presse locale que l'opération avait été le fruit d'une «coopération étroite» et d'«échanges de renseignements».
La totalité du travail de renseignement a également été colombien
«Nous avons informé l'ambassadeur (américain à Bogota, William Brownfield) parce que le président Alvaro Uribe avait promis d'avertir le président George W. Bush en cas d'opération», a déclaré le ministre à la chaîne privée Caracol.
«Nous l'avons informé et lui avons demandé de nous aider avec des conseillers pour vérifier des théories que nous avions et ils nous ont un peu aidé à calibrer certaines choses mais très à la marge. La vérité, c'est que ce fut une opération à 100% colombienne, et que la totalité du travail de renseignement a également été colombien», a ajouté le ministre.
Le ministre a estimé que cette opération spectaculaire était «sans aucun doute le revers le plus satisfaisant» infligé par le gouvernement d’Alvaro Uribe aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Celles-ci ont été infiltrées par des militaires déguisés en guérilleros qui
les ont convaincus de transférer leurs otages à bord d'un hélicoptère qui appartenait en réalité à l'armée.
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Avec Agence