REVUE DE PRESSE – Les journaux français saluent un succès personnel d'Uribe…
La presse française se réjouit unanimement de la libération d'Ingrid Betancourt, jeudi, dans laquelle elle voit un succès personnel du président Alvaro Uribe.
>> La libération d'Ingrid Betancourt, heure par heure, c'est ici.
Uribe salué, Sarkozy n’est pas oublié
«Le président colombien Uribe avait choisi de mener un combat implacable contre la guérilla marxiste (...) Ce combat a fait le succès du président qui bénéficie d’un soutien sans faille des Colombien», explique ainsi François Sergent dans les colonnes de «
Libération». Et d’ajouter: «Il reste que la pression mise par Sarkozy a certainement convaincu le président colombien de tout faire pour libérer Ingrid.»
«Au final, la diplomatie française devrait quand même s'enorgueillir de ce succès pour lequel elle n'a pas ménagé ses efforts», croit savoir Hubert Coudurier dans «Le Télégramme».
Le rôle du chef de l’Etat français est également salué par Etienne Mougeotte, dans «
Le Figaro»: «L'engagement personnel et obstiné de Nicolas Sarkozy et celui de la diplomatie française ont contribué (...) à cette issue heureuse», écrit-il, tout en reconnaissant lui aussi que «la fermeté du chef de l'Etat colombien a payé».
Méthode forte
Même son de cloche dans «Le Journal de la Haute-Marne». «Cette libération constitue incontestablement une victoire pour le gouvernement colombien partisan de la manière forte», affirme Patrice Chabanet, tout en soulignant que «la France a maintenu continuellement la pression sans laquelle le sort d'Ingrid Betancourt serait tombé aux oubliettes». Avis plus tranché pour Philippe Waucampt («Le Républicain Lorrain»), pour qui «la libération d'Ingrid Betancourt relève exclusivement du président colombien Alvaro Uribe.»
>> Portrait: Alvaro Uribe, l'obstiné récompensé
Une position partagée par «L'Alsace», sous la plume de Patrick Fluckiger: «La force militaire de l'armée colombienne a donc primé sur les efforts de Nicolas Sarkozy, du président vénézuélien Hugo Chavez et de bien d'autres».
Destin d’héroïne
«La fermeté du président Alvaro Uribe, pourtant très critiqué dans sa stratégie d'étouffement des FARC, aura payé», estime également Rémi Godeau («L'Est républicain»), qui salue le «destin d'héroïne» de l'ex-otage.
Car Ingrid Betancourt, qui a vécu en suspens pendant plus de six ans et pour laquelle la mobilisation française n’a jamais faibli, a fait honneur à son image de forte tête. Plus qu’une femme politique retenue en otage, elle est devenue une icône dont la libération apparaît comme un miracle auquel on n’osait plus croire. Avec une vie de femme et de mère à retrouver. «Il faudra du temps à Ingrid pour se reconstruire et oublier les terribles épreuves endurées», souligne Gérard Noël dans «La Liberté de l'Est». Mais son destin est en marche.
Sa C avec agence