PROCHE-ORIENT – Une première depuis 1982 pour un chef d'Etat français, autant d'égards que pour George W. Bush...
C'est la première fois depuis 1982 qu'un président français s'exprime devant les députés israëliens. Au deuxième jour de
sa visite d'Etat en Israël, Nicolas Sarkozy va relancer devant la Knesset, le Parlement israélien, son appel à la création d'un Etat palestinien, et redemander aux Israéliens de prendre des «risques pour la paix, tout de suite».
«Bien sûr qu'il faut être fort pour exister. Bien sûr qu'on ne peut pas céder devant le terrorisme», a affirmé Nicolas Sarkozy dimanche devant le Premier ministre Ehud Olmert, en évoquant les thèmes de son discours devant la Knesset.
«Oublier bien des souffrances»
«Mais en même temps, la paix ne se construit pas qu'avec la force. Elle se construit avec le dialogue et avec la main tendue. Ca demande beaucoup d'efforts, ça demande beaucoup de compréhension, ça demande d'oublier bien des souffrances. Et chaque fois qu'Israël a fait quelque chose d'encore plus grand, elle l'a fait en fait au nom de la paix et non pas au nom de la guerre», a-t-il poursuivi.
Le président de la République doit également rencontrer, dans l'après-midi, au consultat général de France à Jérusalem-est, une douzaine de personnalités palestiniennes, avant de retrouver, mardi à Bethléem (Cisjordanie), le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Nicolas Sarkozy et Carla invités d'un dîner avec Shimon Peres
Autre rendez-vous du chef de l'Etat: celui prévu avec les parents de Guilad Shalit, le soldat franco-israélien, enlevé en juin 2006 en territoire israélien, à la lisière de la bande de Gaza, par un commando palestinien. M. Sarkozy doit également aller visiter Yad Vashem, le mémorial dédié aux victimes de la Shoah.
Dans la soirée, le président Sarkozy et son épouse Carla seront les invités d'honneur d'un dîner d'Etat offert par le président israélien Shimon Peres.
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V.G. (avec agence)