Nicolas Sarkozy plaide pour un Etat palestinien

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Publié le 22 juin 2008.

DIPLOMATIE - Finie l'ère Chirac, c'est un ami de l'Etat hébreu qui a atterri ce dimanche à Tel Aviv...

L’ami est arrivé en appelant à la création d’un Etat palestinien. «Je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d’Israël ne sera vraiment assurée qu’avec la naissance d’un deuxième Etat, l’Etat palestinien», a affirmé le Président français, dès la cérémonie d'accueil à l'aéroport à Tel Aviv, où il a été reçu, ainsi que son épouse, par le président israélien Shimon Peres et le Premier ministre Ehud Olmert.

«Un accord est possible demain», a-t-il lancé. Une dernière déclaration en forme d’optimisme mais que démentent des négociations au point mort depuis qu’Israéliens et Palestiniens ont relancé leurs négociations de paix fin novembre 2007 à Annapolis, aux Etats-Unis, avec l'objectif de parvenir à un accord avant fin 2008. Un peu plus tard à Jérusalem, aux côtés de son homologue, Nicolas Sarkozy aurait cette fois affirmé «Il faut faire la paix tout de suite. Demain, il sera trop tard».

«Vous le savez, je ne m’en suis jamais caché, je suis depuis toujours un ami d’Israël», a répété le Président, qui effectue la deuxième visite d’un chef de l’Etat français après François Mitterrand en 1982. Et de fait, côté israélien, on se réjouit d’une relation avec Paris «meilleure qu’elle ne l’a été au cours des années passées», ainsi que l’a confié le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, dans un entretien au Figaro la semaine dernière.

Une visite à Bethléem

Censé sceller le «renouveau» de la relation franco-israélienne après les tensions qui ont entaché au moins le premier mandat de Jacques Chirac, ce déplacement pourrait aussi être l’occasion, pour le président français, de réaffirmer à son «ami» ses déclarations de la semaine dernière appelant, dans les colonnes du Yediot Aharonot et de Maariv à «un gel total de la colonisation», emboitant ainsi le pas des avertissements fermes de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice, le 15 juin dernier.

Pour autant, Nicolas Sarkozy ne passera qu’une après-midi dans les territoires palestiniens. Et il ne se rendra pas à Ramallah, où siège pourtant l’Autorité palestinienne. Le chef de l’Etat a choisi Bethléem. Mais, l’option pourrait ne pas être perçue négativement par les Palestiniens. Ramallah peut être considérée comme peu représentative de l’enfermement que vivent les Palestiniens, alors que Bethléem est littéralement encerclée par la barrière de séparation.

C’est là que Nicolas Sarkozy devrait s’entretenir avec le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Et il s’y rendra avec Carla Bruni. Son épouse et son atout charme, que, tous, Israéliens, comme Palestiniens attendent de pied ferme.
De notre envoyée spéciale Armelle Le Goff
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