UE - Ils feront le point sur l'avenir du traité de Lisbonne et reconnaissent les difficultés propres à la ratification du traité de Lisbonne en République Tchèque...
Les 27 dirigeants européens veulent se donner rendez-vous lors de leur prochain sommet mi-octobre pour faire le point sur l'avenir du traité de Lisbonne après le «non» irlandais, selon un projet de conclusion de leur réunion, qui s'achève vendredi.
«Le Conseil européen s'est rallié à la suggestion de l'Irlande de revenir sur cette question lors de la réunion du 15 octobre 2008 afin d'examiner la voie à suivre», souligne le projet de texte, encore susceptible d'être modifié par les dirigeants vendredi matin.
Dans l'immédiat, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se montrent très prudents sur la marche à suivre. Ils se bornent à constater que «19 Etats membres» de l'UE ont déjà ratifié le traité et que le processus «se poursuit» dans les autres pays, selon le projet de conclusion.
Les dirigeants de l'UE reconnaissent les difficultés propres à la ratification du traité de Lisbonne en République Tchèque
Ils ont cependant fait une concession à leurs partenaires tchèques ce vendredi, en reconnaissant dans une nouvelle mouture de leur texte final les difficultés propres à la ratification du traité de Lisbonne dans ce pays. En effet, de nombreux chefs de gouvernements auraient souhaité une formule reflétant leur détermination à mener à bien la validation du traité de Lisbonne, censé faire mieux fonctionner l'Europe élargie. Mais la République tchèque, dont le gouvernement fait face à une forte opposition eurosceptique, rechigne à s'engager.
Ainsi, le traité, version allégée du défunt projet de Constitution européenne rejeté dans les urnes en 2005 par les Français et les Néerlandais,
n'aurait guère de chance de survivre à une deuxième défection dans le processus de ratification.
Le rejet du traité: «une vraie crise politique à prendre au sérieux»
Les dirigeants n'ont pas d'autres choix que de laisser du temps à l'Irlande
pour proposer des options de sortie de crise. Après la nette victoire du «non» il y a une semaine, Dublin refuse d'être mis sous pression et a prévenu qu'il n'était même pas certain de pouvoir arriver avec une solution sur la table en octobre.
«Ils nous ont dit que le rejet du traité constituait pour eux en Irlande une vraie crise politique à prendre au sérieux», souligne une source diplomatique européenne.
Les partenaires de l'Irlande espèrent malgré tout que Dublin pourra organiser un deuxième référendum avant les élections européennes de juin 2009, avec succès cette fois. Le traité de Lisbonne doit être ratifié par les 27 pays de l'UE pour pouvoir entrer en vigueur.
V.Z Avec Agence