CONFLIT - Ils affirment «rouler» vers N'Djamena...
Les rebelles du
Tchad, qui ont déclenché une offensive mercredi dans l'est, ont demandé vendredi à la France de cesser ses missions de «renseignement», la menaçant de prendre les avions français «pour cible», a affirmé le porte-parole de l'Alliance nationale Ali Gueddei.
Les rebelles
ont par ailleurs affirmé ce vendredi avoir largement pénétré dans le pays et «rouler» vers N'Djamena, où les autorités démentent et dénoncent une «campagne d'intoxication dénuée de tout fondement».
La veille, elles avaient confirmé que «des mercenaires à la solde du Soudan [étaient] rentrés dans la région du dar Sila (est, près de la frontière soudanaise). L'armée tchadienne a pris toutes les dispositions pour enrayer cette énième agression», avait affirmé le gouvernement, soulignant que «cette nouvelle incursion confirme une fois de plus que le Soudan viole ses engagements».
Offensive repoussée début février
Le Tchad et le Soudan s'accusent régulièrement de soutenir les rébellions en lutte contre leur régime respectif. Ils ont rompu à la mi-mai leur relations diplomatiques après une attaque menée près de Khartoum par un groupe rebelle soudanais du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). N'Djamena avait nié «toute implication».
Début février, des rebelles partis de leurs bases arrières au Darfour (ouest du Soudan)
avaient mené une offensive jusqu'à la capitale tchadienne et failli renverser Idriss Deby avant d'être repoussés. Les médias avaient affirmé que les forces armées françaises
«avaient pris part aux affrontements» et aidé le gouvernement tchadien à repousser les rebelles. Une information alors démentie par le ministère de la Défense avait démenti.
Avec agence