George Bush fait ses adieux à l'Europe

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Publié le 10 juin 2008.

INTERNATIONAL - Climat, poulets chlorés et Iran...

Georges Bush a commencé sa tournée d'adieux européenne. Sept jours pour parcourir Berlin, Rome, Paris et Londres. Mais d'abord, escale à Ljubljana, en Slovénie, pour son ultime sommet Etats-Unis-UE, où plusieurs questions importantes, comme le réchauffement climatique et le nucléaire iranien, seront abordées.

Pourtant il risque de ne pas y avoir de grandes déclarations avec un Président américain sur le départ et des dirigeants européens déjà tournés vers son successeur. Une façon de cacher de -nombreux - désaccords de fond.

Ça bloque toujours sur le climat

Sur la question du climat, d'abord. Alors que l'UE s'est fixé comme objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020, Georges Bush refuse toujours tout engagement qui ne serait pas imposé à la Chine et à l'Inde. Une mauvaise nouvelle à un an de la conférence de Copenhague qui doit créer un nouveau protocole de Kyoto.

Il y a aussi la polémique des «poulets chlorés». La Commission européenne, sous la pression des Etats-Unis, a autorisé l'importation de poulets nettoyés avec un mélange chimique, venus d'outre-atlantique. Cette décision a été rejetée en masse (seule la Grande-Bretagne a voté pour) par les experts vétérinaires lors d'un vote la semaine dernière. Les ministres de l'agriculture doivent se prononcer dans les mois qui viennent et suivront probablement l'avis des experts. Face à ces réactions, les Etats-Unis menacent de saisir l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

De nouvelles sanctions contre l'Iran

Il y a moins de désaccords sur l’Iran. Le Président américain tentera de convaincre les Européens de maintenir leur pression sur l'Iran. Javier Solana, le chef de la diplomatie européenne doit en effet se rendre à Téhéran dimanche, pour proposer une offre de coopération aux Iraniens.

Dans un projet de déclaration commune, qui devrait être publié ce mardi, l'UE et les Etats-Unis menacent une nouvelle fois de sanctionner l'Iran, si celui-ci refuse de se conformer aux exigences de la communauté internationale. «Nous sommes prêts à ajouter des mesures supplémentaires à ces sanctions» déjà adoptées, souligne le projet.

La suite du voyage européen devrait être plus facile pour Georges Bush. À Rome, il retrouvera un ami de toujours en Silvio Berlusconi, et à Paris, ce sera «Sarkozy l'Américain». Angela Merkel, la chancelière allemande lui est moins hostile que son prédécesseur Gerhard Schröder et la Grande-Bretagne, même sans Tony Blair, reste le principal allié des Etats-Unis.
KG avec agence
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