CRISE - Le gouvernement zimbabwéen suspend les activités des ONG...
Deux véhicules diplomatiques américains et un britannique ont été attaqués ce jeudi au Zimbabwe, a déclaré sur CNN James McGee, l’ambassadeur américain à Harare. Tous les diplomates ont été relâchés après avoir été détenus plusieurs heures par la police locale.
Les Etats-Unis ont décidé de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack. Réuni jeudi après-midi, le Conseil de sécurité s'est dit préoccupé et a appelé au respect «de la convention de Vienne, en particulier au principe de protection des diplomates et de leurs équipements».
«Mon personnel a été arrêté et détenu», a dit l’ambassadeur américain. «La police a bloqué la route, stoppé les véhicules, tailladé les pneus et s'est emparée des téléphones de mon personnel», a-t-il ajouté.
La Maison Blanche scandalisée
Il a rappelé que tout problème impliquant des diplomates devait être géré par le ministère des Affaires étrangères. «Mais au lieu de cela, dans cette société sans loi qui s'appelle le Zimbabwe, la police a décidé d'agir d'elle même et de détenir mon personnel depuis presque cinq heures maintenant», a déploré James McGee.
Les diplomates, «quatres Britanniques, cinq Américains et un certain nombre de responsables locaux» étaient en mission dans le Nord du pays pour observer les conditions à l’approche du second tour de la présidentielle.
La Maison Blanche s’est dite scandalisée par cette attaque, qu’elle a qualifiée de «totalement inacceptable».
Selon les autorités zimbabwéennes, les diplomates ont été arrêtés après avoir pris la parole au cours d’un rassemblement au domicile d’un opposant. La police aurait été appelée suite à de «l’agitation». «Quand la police est arrivée, ils (les diplomates) ont pris la fuite et ils ont été appréhendés à un barrage routier» a déclaré Bright Matonga, vice-ministre de l’Information.
avec agence
Organisations internationales
Le gouvernement zimbabwéen a décidé de suspendre les activités de toutes les organisations humanitaires «jusqu'à nouvel ordre», a indiqué jeudi sous couvert d'anonymat une source proche d'une association d'ONG, selon l'AFP.