Chine: 50.000 morts redoutés et peu d'espoir de trouver des survivants

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Publié le 15 mai 2008.

SEISME - Selon les experts, les chances de survie au-delà de trois jours diminuent d'heure en heure...

Malgré une formidable mobilisation nationale, l'espoir de retrouver de nombreux survivants du séisme en Chine a brutalement disparu ce jeudi, avec une estimation officielle d'au moins 50.000 morts.

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Selon les experts, les chances de survie au-delà de trois jours diminuent d'heure en heure et retrouver des survivants tient pour eux du miracle. «Après 72 heures, les opérations de secours deviennent extrêmement difficiles», a reconnu Zhang Zhoushu, vice-directeur du Centre de prévention des désastres et des séismes, basé à Pékin. «Comme les destructions ont été très importantes et que les victimes ont été ensevelies très profondément, c'est vraiment difficile», a-t-il poursuivi, ajoutant que «dans de telles conditions, retrouver des survivants tiendrait du miracle».

Conscient que désormais chaque minute compte, le gouvernement a lancé un vaste mouvement de mobilisation de l'armée, mais aussi de la population, encouragée à fournir d'urgence des pelles, des outils, des bateaux pneumatiques, pour équiper des dizaines de milliers de sauveteurs déployés sur le terrain.

130.000 soldats mobilisés

Après avoir obstinément refusé toute aide en personnel de l'étranger, le régime chinois a finalement accepté jeudi l'envoi de spécialistes japonais qui risquent toutefois d'arriver trop tard.

Selon les médias officiels, 130.000 soldats participent aux recherches, au côté de chiens renifleurs. Tous les villages, bourgs et villes touchés par le séisme ont été visités par l'armée et l'armée de l'air a assuré plus de 300 rotations ce jeudi pour larguer des vivres et du matériel ou parachuter des sauveteurs.

Les soldats et les secouristes découvrent l'horreur au fur et à mesure qu'ils atteignent la zone de l'épicentre, autour de Yingxiu, où des villes entières ont été rasées.

>> Lire les reportages de notre envoyée spéciale à Mianyang et à Han Wang

Une autre course contre la montre commence lorsque des blessés sont dégagés des décombres. A Wudu, où un hôpital de fortune a été dressé sur la place du marché, le docteur Li Rui et son équipe de 40 jeunes médecins et infirmiers luttent depuis trois jours et trois nuits pour sauver des vies, sans électricité, avec peu d'eau et un équipement dérisoire.

Un autre danger menace le Sichuan

«Le pire est de voir les gens mourir, en sachant qu'on ne peut rien faire pour eux», a-t-il confié, exténué, à un journaliste de l'AFP. «Je n'avais jamais rien vu de tel», a-t-il avoué.

Après cette terrible tragédie, un autre danger menace le Sichuan, si un barrage ou un réservoir d'eau venait à rompre. Des risques pour la sécurité ont été détectés sur plus de 400 réservoirs d'eau, a annoncé la télévision officielle, et le ministre des Ressources hydrauliques, Chen Lei, a évoqué de «sérieux problèmes de sécurité» dans les installations hydrauliques au Sichuan.
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