Une relation « remarquable », « dense » et « apaisée », dit-on à Paris à propos de la Tunisie. Preuve de leurs bons rapports, la France doit signer avec Tunis sa première convention de gestion de l'immigration avec un pays maghrébin. Le texte doit renforcer la lutte contre les clandestins et ouvrir le territoire français à l'immigration professionnelle, souligne-t-on à l'Elysée.
Comme c'est devenu la marque de fabrique de sa diplomatie, Paris va aussi offrir à Tunis un accès à sa technologie nucléaire civile sous la forme d'un accord-cadre. Identique à ceux paraphés par Tripoli, Rabat ou Alger, ce texte ouvre la voie à l'éventuelle livraison, d'ici quinze à vingt ans, d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires.