« Ciel, nos contrats ! » semble avoir été le cri de ralliement de l'Hexagone ces derniers jours. Fâchée, Pékin risquait de nous retirer les signatures attendues depuis le voyage de Nicolas Sarkozy dans l'empire du Milieu, revenu fort de 20 milliards d'euros de promesses. Pourtant, de mesures de rétorsions, il n'y en a pas eu ou quasi, jusqu'à présent.
Malgré les manifestations contre Carrefour, qui dispose de 112 hypermarchés en Chine et emploie 44 000 personnes dont 95 % d'employés chinois, l'entreprise française ne note pas d'impact significatif sur son chiffre d'affaires. Pour Françoise Nicolas, économiste à l'IFRI, il y a davantage un risque d'impact négatif sur « des produits français clairement identifiables », comme les gammes de luxe, mais « il reste relativement marginal ».