« Cela faisait un bon bout de temps que la mort me poursuivait, depuis mes 13 ans, quand le monde s'était embrasé autour de moi et que j'avais vu, pour la première fois, des hommes voler en éclats. Voici donc cette histoire. » Celle de Daoud Hari a commencé au Darfour il y a trente-quatre ans. Fils de bergers, il s'enfuit après l'attaque de son village à ses 13 ans. Passé au Tchad, il devient plus tard fixeur-interprète pour journalistes et ONG, avant d'être capturé lors d'un reportage au Darfour. Il y est accusé d'espionnage et jeté en prison. Il en sortira grâce à la mobilisation du journal américain pour lequel il travaille. Aujourd'hui réfugié aux Etats-Unis, il raconte son témoignage dans L'Enfer du Darfour (éd. Flamm-arion, 19 euros).