Le mystère planait toujours hier autour d'une explosion qui a fait douze morts et plus de deux cents blessés dans une mosquée de la ville de Chiraz, dans le sud de l'Iran. Elle a d'abord été qualifiée d'attentat par certains responsables, comme un adjoint du gouverneur de la province de Fars. Mais pour d'autres, dont le commandant de police de la région, l'explosion est due à un accident causé par la présence de munitions sur place. La déflagration s'est produite lors d'un grand rassemblement de jeunes hommes et femmes venus écouter l'allocution hebdomadaire d'un religieux, critique à l'égard des wahhabites (musulmans sunnites extrémistes, majoritaires en Arabie saoudite) et des bahaïs, une minorité religieuse interdite. Aucune revendication n'avait été signalée par les autorités hier soir.