Quelque 50 millions d'Italiens sont appelés à voter depuis dimanche et jusqu'à lundi 15 h lors de législatives anticipées. Silvio Berlusconi, 71 ans, est donné favori par les sondages face à son adversaire de centre-gauche, l'ex-maire de Rome Walter Veltroni, 52 ans. S'il gagne, ce sera son troisième mandat à la tête du nouveau Parti du peuple de la liberté (PDL) qui regroupe ses alliés d'Alliance nationale (conservateur) et de la Ligue du Nord (régionaliste et populiste). La majorité dont disposerait le «Cavaliere» au Sénat, et donc sa capacité à gouverner un pays en perte de vitesse, est cependant la grande inconnue du scrutin. En effet, une majorité dans le pays ne signifie pas forcément une majorité au Sénat.
Face au milliardaire, Walter Veltroni, pour la première fois candidat au poste de chef de gouvernement, a réussi à combler une partie de son handicap. Mais l'écart entre les deux concurrents se serait stabilisé autour de 5-6 points. Et, à deux semaines du scrutin, le nombre d'indécis était encore de 25% à 30%. Un match nul au Sénat n'est pas à exclure. Cela pourrait obliger Berlusconi à négocier le soutien de Veltroni ou de l'UDC (centre-droit chrétien) pour faire les réformes indispensables.