CYCLISME – Vainqueur de Paris-Roubaix…
Le retour du roi. Enseveli sous les critiques de toute la Belgique depuis un an, Tom Boonen est redevenu le seigneur des pavés, dimanche, en remportant la 106e édition du Paris-Roubaix. Un triomphe qui fait entrer le champion du monde 2006 dans le cercle très fermé des double vainqueur de la Reine des Classiques (2005, 2008).
«A ceux qui doutaient de lui, j’avais donné rendez-vous à Roubaix. Maintenant, tout ce petit monde doit se taire, et en particulier la presse belge» fanfaronne Patrick Lefévère, le directeur sportif de la Quick Step. C’est une semaine radieuse pour l’équipe flamande. Sept jours après la victoire de Stijn Devolder au Tour des Flandres, voilà les flahutes tout en haut du pavé, après une très solide course d’équipe.
Limpidité absolue
Parce que l’Enfer du Nord a été d’une limpidité absolue. Secteur après secteur, «la dure des dures» a condamné les favoris. Pozzato et Flecha ont flanché à Arenberg, Hincapie à Orchies… A 52 kilomètres du Vélodrome, ils étaient encore huit (Ballan, Maaskant, Hoste, Van Summeren, O’Grady, Cancellara, Devolder, Boonen) à prétendre à la gloire. Mais le vélo, et encore plus sur les routes du Nord, est un sport collectif.
«A ce moment de la course, les deux attaques de Devolder ont tué Hoste. La semaine dernière, je l’ai fait pour lui au Tour des Flandres. Aujourd’hui, c’était son tour» remercie Tom Boonen. C’est que les coups de fusil du vainqueur du «Ronde» ont débouché sur un brelan d’as. Alessandro Ballan, Fabian Cancellara et Tom Boonen sont restés roue dans roue jusqu’à Roubaix.
«Je sentais que j’étais le plus fort»
Et l’enfant de Mol a écrasé ses rivaux sur l’anneau roubaisien, à la cuisse. «Déjà, au Carrefour de l’Arbre, je sentais que j’étais le plus fort. Et à l’arrivée, Cancellara m’a dit qu’il était plein de crampes» confie Boonen. Le Suisse n’est même pas déçu, ce qui est déjà une preuve de la supériorité du Belge. «C'est plus que bien. La victoire à Milan-San Remo, la deuxième place à Paris-Roubaix, c’est déjà un rêve» avoue «Spartacus», lauréat en 2006. Son duel annuel sur les pavés avec Boonen ne devrait plus mettre longtemps avant d’entrer dans la légende.
A Roubaix, Antoine Maes
Guesdon Vainqueur en 1997, Frédéric Guesdon, 36 ans, a encore terminé premier français (11e). «Je suis partagé entre la déception de ne pas avoir fini dans les 10 et la satisfaction d’avoir tout donné», explique le Breton de la Française des Jeux.