SOMALIE - L'Elysée dément...
Une rançon «d'environ 2 millions de dollars» a été versée par l'armateur du voilier de luxe français Le Ponant pour obtenir la libération des 30 membres de l'équipage, dont 22 français, retenus en otages au large de la Somalie, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. L'Elysée avait affirmé dans l'après-midi qu'aucune rançon n'avait été versée.
Ce samedi, le ministre de la Défense Hervé Morin a souligné que la France n'avait pas voulu se laisser «racketter» sans réagir.
La présidence de la République a égalerment démenti vendredi les affirmations d'un gouverneur somalien selon lesquelles trois personnes avaient été tuées lors de l'opération militaire française contre des pirates somaliens,
peu après la libération du voilier français qu'ils avaient pris en otage.
Joint par téléphone depuis Mogadiscio, Abdul Kadir Ahmed, gouverneur de la région de Mudug, au large de laquelle le «Ponant» était retenu, a affirmé que «trois cadavres ont été ramassés» après l'opération héliportée des troupes françaises.
Six arrestations
Six pirates ont par contre «pu être appréhendés», a indiqué le conseiller militaire de la présidence française, le vice-amiral Edouard Guillaud.
Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a de son côté précisé que les pirates avaient été capturés «une petite heure après» la libération de l'équipage du «Ponant», une fois que les ravisseurs avaient «regagné la terre ferme». «Nous avons pu pister les pirates, ce qui a permis par une action héliportée d'intercepter de l'ordre de la moitié de ce commando.»
Au cours de cette opération, les forces françaises ont procédé à «des tirs de sommation et d'interception, pas à tirs directs sur les pirates». Toute l'opération s'est déroulée «avec l'autorisation des autorités somaliennes.»
Avec agence