Journaliste au quotidien Libération, Alexandra Schwartzbrod est arrivée à Jérusalem, durant l'été 2000, à la veille des négociations de Camp David. Dans ses valises, beaucoup d'illusions, dont celle d'« assister à un événement historique, la naissance d'un Etat palestinien aux côtés de l'Etat d'Israël ! ». En fait, c'est de la deuxième Intifada dont la correspondante va être le témoin. Et surtout, de la fin des illusions, de part et d'autre de Jérusalem, une ville rongée par ses divisions. Mais, malgré les violences incessantes et les impasses politiques, la journaliste va s'attacher à la ville. « Jérusalem, la pire des addictions », lance-t-elle. Ecrit à l'occasion de son retour sur place en 2007, l'ouvrage est une fine succession d'anecdotes, de souvenirs et d'observations, qui donne à voir les aspects magiques et tragiques de la région.