OTAGE - Les Farc opposent une fin de non-recevoir à la mission médicale française...
Le retour d'Hugo Chavez dans l'affaire Betancourt. Le président vénézuélien a proposé jeudi soir d'aller, avec son homologue français Nicolas Sarkozy, chercher en Colombie l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt. Le dirigeant latino-américain a par ailleurs suggéré au Président français de faire également appel au président américain George W. Bush pour faciliter l'échange humanitaire entre 39 otages des Farc, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, et quelque 500 guérilleros emprisonnés. «J'ai recommandé à Sarkozy de parler avec le président des Etats-Unis qui peut faire beaucoup là-bas», a-t-il indiqué.
Fin de non-recevoir des Farc
C'est que la situation en Colombie semble mal engagée. Un haut dirigeant de la guérilla des Farc libéré en juin 2007, Rodrigo Granda, a affirmé qu'il n'y aurait pas de libération d'otage sans un échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé ce jeudi sur le site en ligne de l'agence de presse ABP (Agence bolivarienne de presse).
Un premier signe de la guérilla, alors que la
mission humanitaire lancée mercredi soir par la France pour fournir des médicaments aux otages des Farc est bien arrivée en Colombie, ce jeudi. Mais elle rencontre un problème de taille: l’avion français serait bloqué sur la base militaire de Catam, à Bogota.
Prêt à décoller
Pour l’instant, le Falcon 50 ne dispose pas des autorisations de vol requises mais se tient prêt à décoller pour se rendre dans la ville de San Jose del Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, région où se trouverait Ingrid Betancourt, a annoncé dans la matinée la radio privée Caracol.
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L'absence de contact de l'ambassade de France avec les rebelles, depuis l'élimination par l'armée colombienne le 1er mars du numéro deux des Farc, Raul Reyes, a poussé mercredi soir l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud à lancer un appel à l'aide d'urgence à la sénatrice colombienne Piedad Cordoba.
C’est elle qui a négocié avec les Farc, aux cotés du président vénézuélien Hugo Chavez, la libération récente de six otages colombiens. «L'ambassade de France a demandé une intervention de ma part et je vais m'en occuper», a-t-elle déclaré jeudi à la presse, précisant cependant qu'elle ne pourrait parler avec les Farc «sans l'autorisation du président Alvaro Uribe».
Avec agence