Cette déclaration fait suite à la décision du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tchadien, qui a annoncé vendredi avoir émis un «avis favorable» à la demande de grâce des six Français de l'Arche de Zoé.
Ces Français avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, alors qu'ils s'apprêtaient à faire embarquer à bord d'un avion les 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins de la région soudanaise voisine du Darfour en guerre civile.
«Prêt à pardonner»
Ils avaient été condamnés le 26 décembre à N'Djamena pour «tentative d'enlèvement d'enfants» et transférés deux jours plus tard en France, où leur peine de huit ans de travaux forcés a été remplacée par huit ans de prison en droit français.
Fortement soutenu par la France qui lui a notamment acheminé des munitions lors de l'attaque rebelle à laquelle il a fait face les 2 et 3 février dans la capitale tchadienne, le président Deby avait affirmé le 7 février qu'il était «prêt à pardonner» aux six condamnés «si le gouvernement français en (faisait) la demande».