ETATS-UNIS - L'Américain est une figure de la lutte contre la peine capitale...
Une cour d'appel fédérale américaine a annulé jeudi la condamnation à mort de
Mumia Abu-Jamal, figure de la lutte internationale contre la peine capitale, tout en confirmant sa culpabilité dans le meurtre d'un policier en 1982.
«C'est une très bonne nouvelle, même si ce n'est pas complètement satisfaisant», déclare à 20minutes.fr Patrick Braouzec, ancien maire communiste de Saint-Denis (93) qui avait inauguré une rue Abu-Jamal dans sa ville. «Il faut qu'on continue à se battre pour obtenir un nouveau procès», ajoute t-il.
Vice de forme lors du procès
Par 2 voix contre 1, la cour d'appel de Philadelphie a refusé la demande de Mumia Abu-Jamal qui clame son innocence et souhaite un nouveau procès. La décision de la cour signifie que l'accusation doit se présenter une nouvelle fois devant un jury pour obtenir une condamnation à mort, sinon la peine sera automatiquement commuée en réclusion criminelle à perpétuité.
Les juges ont en effet estimé que lors du procès de 1982, les instructions données aux jurés ont pu leur faire croire qu'ils devaient s'accorder à l'unanimité sur des circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.
Citoyen d'honneur de la ville de Paris
Mumia Abu-Jamal est un ancien journaliste radio et militant des «Black Panthers» aujourd'hui âgé de 53 ans. Il avait été fait
citoyen d'honneur de la ville de Paris en 2001.
«C'est un symbole de la lutte contre la peine capitale car c'est un des plus anciens condamnés à mort américains et que son procès était entaché de nombreuses irrégularités», explique Patrick Braouzec.
>> Retrouvez le blog de Travis, condamné à mort américain, qui tient chronique sur 20minutes.fr.
Avec agence