CHINE - Alors qu'il avait dans un premier temps appelé à «la retenue et à la fin des violences par le dialogue»...
Changement de cap dans l'attitude de l'Elysée à l'égard du Tibet. Alors que Nicolas Sarkozy
avait dans un premier temps appelé à «la retenue et à la fin des violences par le dialogue», le chef de l'Etat français s'est montré plus ferme à l'égard de Pékin ce mardi.
Interrogé sur un boycott des JO en marge d'un déplacement à Tarbes, le Président a déclaré que «toutes les options étaient ouvertes», l'Elysée précisant dans la foulée qu'il évoquait la cérémonie d'ouverture et non l'ensemble des Jeux.
«Tuer avec retenue» au Tibet
«J'en appelle au sens de la responsabilité des dirigeants chinois», a-t-il ajouté, précisant: «Je veux que le dialogue commence et je graduerai ma réponse en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises».
«Je n'ai jamais mis mon drapeau dans ma poche», s'est par ailleurs défendu Nicolas Sarkozy accusé de tiédeur dans ses critiques par l'opposition. Alain Juppé lui-même s'est montré très virulent ce mardi, estimant que les «responsables occidentaux» demandent à la Chine de «tuer avec retenue» au Tibet.
Le secrétaire général de Reporters sans frontières,
Robert Ménard, a pour sa part demandé à être reçu par Nicolas Sarkozy pour tenter de le convaincre de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.
RSF appelle à la mobilisation
«La responsabilité est dans les mains des politiques. On n'appelle pas au boycott des sportifs, on demande à Nicolas Sarkozy de dire que si la situation ne s'améliore pas au Tibet et en Chine, il ne sera pas présent le 8 août à la cérémonie d'ouverture des JO», a-t-il déclaré à son arrivée à l'aéroport Charles-de-Gaulle.
Avec deux autres militants,
Robert Ménard est parvenu à légèrement perturber la cérémonie d'allumage de la flamme olympique lundi. Au lendemain de cette action, RSF «appelle tout le monde à se mobiliser sur le parcours de la flamme», soulignant que la flamme «sera le 7 avril à Paris».
Avec agence