VIOLENCES - Les tibétains en exil font état de centaines de morts. Un bilan qui a engendré de nouvelles manifestations au Népal...
Des centaines de personnes ont été tuées dans les émeutes survenues au Tibet, a affirmé lundi le Parlement des tibétains en exil à Dharmasala dans le nord de l'Inde.
Le communiqué du Parlement ne livre aucun détail sur le décompte avancé, mais des proches du dalaï lama avaient affirmé dimanche avoir reçu la confirmation de 80 morts.
Ce chiffre, invérifiable, est beaucoup plus élevé que celui fourni par les autorités chinoises qui ont avancé le chiffre de 13 tués et ont rejetté lundi l'entière responsabilité des violences à Lhassa sur des «émeutiers tibétains».
Le gouvernement local chinois au Tibet a démenti que les forces de l'ordre chinoises aient tué des tibétains, affirmant, au contraire, que des émeutiers avaient tués 13 «civils innocents».
Une question intérieure, selon pékin
Par ailleurs, Pékin a rappelé que le dialogue avec le dalaï lama était une question strictement intérieure.
Il a reçu sur ce plan l'appui de Moscou.
Le ministère russe des Affaires étrangères a
jugé «inadmissible» lundi de «politiser» la situation au Tibet et a estimé qu'un dialogue avec le dalaï lama relevait des «affaires intérieures» du pays.
Un réaction aux propos de l
a secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui a appellé lundi Pékin à dialoguer avec chef spirituel tibétain.
Appel à une enquête internationale
Le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Samdhong Rinpoché, a réitéré un appel à une enquête internationale lancé la veille par le dalaï lama.
«Nous demandons à la communauté internationale et aux Nations unies d'envoyer des délégations ou des commissions au Tibet», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement tibétain en exil est basé en Inde, où le dalai lama a trouvé refuge en 1959 après le soulèvement raté contre le joug de Pékin à Lhassa.
Au Népal voisin, au moins 59 tibétains en exil qui protestaient contre la répression de manifestations au Tibet ont été arrêtés lundi à Katmandou par la police.
Les manifestations ont été dispersées par la police à coups de bâton et à l'aide de gaz lacrymogène. Les protestataires agitaient des drapeaux à l'effigie du gouvernement tibétain en exil (en Inde) et scandaient «Tibet libre!» ou «Arrêtez les tueries au Tibet!»
Parmi eux, des moines et des religieuses auraient été frappés à coups de bâton.
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avec agences