VIDEO. La djihadiste Emilie König détenue en Syrie veut être jugée en France

RETOUR « Tout doit être mis en œuvre pour faciliter le rapatriement » de la djihadiste et de ses trois enfants selon son avocat…

20 Minutes avec AFP

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Emilie Koënig, quelques mois avant de quitter la France pour la Syrie, en 2012.

Emilie Koënig, quelques mois avant de quitter la France pour la Syrie, en 2012. — Capture d'écran (L'OBS)

Sa mère réclamait ce mercredi dans les pages de Ouest France son rapatriement, expliquant que sa fille s’était « repentie ». Cette fois c’est Emilie König en personne, figure de la mouvance djihadiste française et détenue par les forces kurdes en Syrie, qui en fait la demande expresse. Les autorités françaises ont ainsi « l’obligation de la juger », a déclaré ce mercredi son avocat.

Emilie König, « est la mère de trois enfants français » et « tout doit être mis en œuvre pour faciliter leur rapatriement, conformément aux engagements internationaux de la France », a poursuivi Bruno Vinay dans un communiqué.

La protection consulaire de la France sur place lui aurait été refusée

Elle « se tient à la disposition de la justice (…) dans un esprit de coopération », a-t-il ajouté. La jeune femme de 33 ans est réclamée par la justice française depuis 2015 dans le cadre d’une enquête liée à la filière dite « de Nîmes » (Gard). Arrêtée début décembre, cette recruteuse notoire est détenue dans un camp kurde en Syrie avec son garçon de 4 ans et ses jumelles d’un an, en compagnie d’autres femmes françaises.

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Elle avait demandé le mois dernier son rapatriement au ministère français des Affaires étrangères. Mais, selon l’avocat, la « protection consulaire » lui a été refusée au motif que la France « ne disposait pas de représentation en Syrie depuis 2012 ». Les autorités françaises lui ont alors suggéré de se tourner vers la Croix-Rouge, selon Maître Vinay.

Convertie à l’islam depuis l’adolescence

Partie en Syrie en 2012 en pionnière, laissant ses deux premiers enfants, la Lorientaise avait été placée en septembre 2014 par l’ONU sur la liste noire des combattants les plus dangereux. Les renseignements avaient intercepté ses appels récurrents à attaquer les institutions françaises ou à s’en prendre aux femmes de soldats français.

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Dernière d’une famille de quatre enfants élevés seuls par leur mère, Emilie König s’était convertie à l’islam au sortir de l’adolescence, avant de se radicaliser au contact du groupe islamiste Forsane Alizza, dissout en 2012 par le gouvernement.

Des voix s’élèvent pour s’opposer à tout rapatriement

D’après une source proche du dossier, une trentaine de djihadistes français ont été arrêtés par les forces kurdes et les Irakiens. Le cas des femmes et de leurs enfants est le plus épineux et Emmanuel Macron a assuré en novembre que leur sort serait examiné au « cas par cas ».

L’avocat Vinay redoute « une politique arbitraire » qui sélectionnerait « les djihadistes rapatriables en fonction de critères subjectifs, comme leur importance ou leur niveau de repentir ». Des voix se sont élevées à droite pour s’opposer à tout rapatriement.