Agression de deux policiers à Champigny: Le syndicat Alliance dénonce «un sentiment d'impunité» chez les agresseurs

ENQUETE Fustigeant des « lois actuelles qui ne nous protègent pas », le syndicat attend des mesures plus fortes des autorités, notamment la case prison systématique pour tout agresseur de policiers…

20 Minutes avec AFP

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Des membres du syndicat de police Alliance manifestent devant le commissariat de Champigny le 2 janvie 2018.

Des membres du syndicat de police Alliance manifestent devant le commissariat de Champigny le 2 janvie 2018. — Thomas SAMSON

Le syndicat de policiers Alliance a dénoncé ce mercredi le « sentiment d’impunité » chez les agresseurs de policiers. Un sentiment qui n'est pas forcément lié aux condamnations prononcées puisque les peines sont de plus en plus lourdes, selon les chiffres officiels.

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Ce syndicat réagissait après des déclarations du Premier ministre, qui s’est dit « horrifié » par « le comportement évidemment criminel » des auteurs de l’agression de deux policiers le soir du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Il a dit souhaiter « une grande sévérité judiciaire et pénale » mais a aussi expliqué se « méfier » des « réactions qui passeraient par un élément législatif », au sujet d’un éventuel rétablissement des peines plancher réclamées par des policiers.

Pour « poursuivre les discussions engagées lundi soir avec les fonctionnaires des commissariats concernés », le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, rencontrera les « organisations syndicales représentatives » de la police le 10 janvier à 16 heures, a annoncé ce mercredi le ministère dans un communiqué.

« Il nous faut des actes forts »

« Le Premier ministre se trompe en balayant d’un revers de main tout dispositif permettant de protéger les policiers de ceux qui les agressent ! », a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance. « Nous ne pouvons accepter ses déclarations qui laissent sous-entendre que les lois actuelles suffisent pour nous protéger », a-t-il poursuivi.

« Les déclarations d’intentions ne suffisent plus. Il nous faut des actes forts. Un délinquant qui agresse un policier dès lors que les faits sont établis doit aller en prison. (…) C’est la seule possibilité pour inverser ce sentiment d’impunité. Croire le contraire, ce serait croire au retour du monde des Bisounours ! », selon le syndicaliste.

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Selon le ministère de la Justice, le taux de réponse pénale est de 95 % en cas de violence commise par un majeur contre une personne dépositaire de l’autorité publique, soit 12 % de plus que dans les autres cas de violence.