VIDEO. Israël: Ahed Tamimi, une Palestinienne de 16 ans ayant frappé des soldats, a été inculpée

TRIBUNAL Ahed Tamimi est devenue un symbole de la lutte contre l'occupation israélienne...

20 Minutes avec AFP

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Ahed Tamimi, 16 ans, devant le tribunal militaire, le 1er janvier 2018.

Ahed Tamimi, 16 ans, devant le tribunal militaire, le 1er janvier 2018. — AFP

Pas moins de douze chefs d’inculpation. Ahed Tamimi, une Palestinienne de 16 ans, arrêtée le 19 décembre, est dans le viseur du procureur d’un tribunal militaire israélien, pour une vidéo devenue virale où la jeune femme frappe des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, selon son avocate, Me Gaby Lasky.

Le tribunal militaire a décidé ce lundi de la prolongation de sa garde à vue pour une semaine supplémentaire et de son inculpation.

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Ces chefs d’inculpation concernent cet incident, survenu le 15 décembre près de Ramallah, et cinq autres dans lesquels Ahed Tamimi a été impliquée l’an dernier, a précisé aux journalistes Me Gaby Lasky. Le procureur a également requis cinq chefs d’accusation contre Nariman Tamimi, la mère d’Ahed, également impliquée dans l’incident du 15 décembre. La garde à vue de cette dernière a aussi été prolongée.

Le tribunal militaire doit en principe décider lundi s’il suit les réquisitions du procureur.

De la simple provocation ?

Nour Tamimi (20 ans), cousine d’Ahed et elle aussi protagoniste de cette vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux et des médias, avait été inculpée dimanche d’agression aggravée et d’atteinte à des soldats en fonction. Dans ces images filmées avec un téléphone portable, on voit Nour Tamimi s’approcher avec sa cousine Ahed de deux soldats puis leur donner des coups de pied et de poing et des gifles, dans le village de Nabi Saleh.

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Les deux soldats étaient dans la cour d’une maison pour empêcher des Palestiniens de jeter des pierres sur des Israéliens à proximité, selon l’acte d’accusation du tribunal militaire d’Ofer en Cisjordanie occupée. Sur la vidéo, les soldats demeurent impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation que de la volonté de faire mal. Puis ils s’éloignent.

La famille d’Ahed Tamimi affirme que l’incident s’est déroulé dans la cour de leur maison.

Une icône de la lutte contre les colons israéliens

En 2012 déjà, la fillette s'était distinguée en brandissant le poing sous le nez de soldats israéliens, des images qui avaient fait le tour du monde et qui lui avaient valu d'être reçue par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc.

Son père Bassem, souvent à la tête de manifestations contre les colons israéliens, a été emprisonné plusieurs années par Israël.

Déçus par l'absence de perspective de règlement de paix avec Israël et exaspérés par la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, les Palestiniens voient en elle une nouvelle héroïne.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé le père d'Ahed et salué l'engagement de la famille Tamimi dans la lutte contre l'occupation, selon l'agence Wafa.