CHINE / TIBET - Le dalaï lama réclame une enquête internationale...
Au moins sept Tibétains ont été tués par balles ce dimanche lors de la manifestation réprimée par la police à Ngawa, dans un district tibétain de la province du Sichuan (sud-ouest), selon un nouveau bilan de deux groupes pro-tibétains.
Au total, les violences meurtrières au Tibet ont fait jusqu'à 80 morts selon le gouvernement tibetain en exil. «Au vu du nombre de corps, il y a 80 morts. Nous avons 80 corps non identifiés», a déclaré Thubten Samphel, porte-parole de l'administration tibétaine à Dharamsala au cours d'une conférence de presse.
Le bilan dressé par le gouvernement tibetain en exil
Le bilan a été établi «à partir de coups de téléphone passés depuis le Tibet» par des témoins, a-t-il ajouté, affirmant que 72 personnes ont été également blessées dans les violences.
«La majorité des morts sont des Tibétains. Il est très difficile de vérifier ces chiffres. Par exemple, quelqu'un a dénombré 68 autres corps dans une morgue, mais ceci est très difficile à confirmer», a déclaré Tenzin Takhla, un proche collaborateur du dalaï lama, établi à Dharamsala depuis qu'il quitté le Tibet en 1959.
Le précédent bilan confirmé du gouvernement en exil faisait état de 30 morts tandis que les autorités chinoises ont avancé un bilan d'au moins dix morts.
Le leader du Parlement tibétain en exil, Karma Chonphel est allé jusqu'à évoquer le chiffre, invérifiable, de 1.000 morts depuis le 10 mars.
Le dailaï lama réclame une enquête internationale
Le dalaï lama a condamné ce dimanche un «génocide culturel» au Tibet et dénoncé le «régime de la terreur» imposé par la Chine,
mais s'est refusé à appeler au boycott des JO, prévus en août à Pékin. Il réclame en outre une enquête internationale sur les violences meurtrières.
Le mouvement international de protestation à l'égard de ces violences de l'ampleur. Près de 400 manifestants protestant contre la présence chinoise au Tibet ont tenté ce dimanche de prendre d'assaut l'ambassade de Chine à
La Haye et détruit une partie de sa clôture, a constaté l'AFP. Trois manifestants qui avaient pénétré sur le terrain de l'ambassade ont été arrêtés par la police.
Avec agence
Internet surveillé
Le site YouTube n’est plus accessible en Chine, dimanche, après la diffusion d'une vidéo sur les manifestations sanglantes de Lhassa.