Pour son «urbi et orbi», le pape appelle à «la paix pour Jérusalem» et «une reprise du dialogue»

VATICAN Le pape François a également parlé de la Syrie, de l’Irak, du Yémen et de la situation dans la péninsule coréenne...

20 Minutes avec AFP

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Le pape François durant son

Le pape François durant son — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

Il y a eu le soutien aux migrants pour son homélie, dimanche soir. Ce lundi, le pape François a appelé à « la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre Sainte », à l’occasion de son traditionnel message de Noël sur la place Saint-Pierre avant la bénédiction «Urbi et orbi».

Le pape a aussi espéré « qu’une reprise du dialogue l’emporte » pour « parvenir à une solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux États ». Il a aussi loué les efforts de la communauté internationale visant à aider « cette terre meurtrie » à trouver « la concorde, la justice et la sécurité qu’elle attend depuis longtemps ».

Un message pour les enfants victimes des conflits

Après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la Ville sainte comme capitale d'Israël, le pape avait déjà appelé récemment au « respect du statu quo » à Jérusalem, en conformité avec les résolutions des Nations unies. La décision du milliardaire à la tête des Etats-Unis a provoqué des manifestations quasi quotidiennes dans les Territoires, et terni la fête de Noël pour les chrétiens palestiniens.

« Nous voyons Jésus dans les enfants du Moyen Orient, qui continuent à souffrir à cause de l’aggravation des tensions entre Israéliens et Palestiniens », a encore plaidé dimanche le pape argentin.

Un mot sur la péninsule coréenne

Dans un grand tour d’horizon des pays où les enfants pâtissent des conflits, il a évoqué les petits syriens « encore marqués par la guerre », en espérant que la Syrie retrouve « la dignité de chaque personne » en s’engageant à « reconstituer le tissu social indépendamment de l’appartenance ethnique et religieuse ». Il a également parlé de l'Irak « encore blessé et divisé par les hostilités » des quinze dernières années. Mais aussi du Yémen « où se déroule un conflit en grande partie oublié » alors que la population y subit la faim et les maladies.

Enfin, le souverain pontife a dit prier « pour que dans la péninsule coréenne les oppositions puissent être dépassées et que la confiance réciproque puisse se développer dans l’intérêt du monde entier ». Cet appel au dialogue intervient alors que la Corée du Nord a qualifié dimanche d'«acte de guerre» les nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité de l’ONU, réaffirmant qu’elles ne la dissuaderaient pas de mener à bien ses programmes nucléaire et balistique.