VIDEO. Fukushima: Ils ont filmé illégalement la zone interdite où le temps s’est arrêté le 11 mars 2011

CATASTROPHE Frederik Sempens et Bob Thissen sont entrés illégalement dans la zone d’exclusion de Fukushima. Leurs images sont saisissantes…

20 Minutes avec agence

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Bob Thissen et Frederik Sempens ont pénétré illégalement dans la zone d'exclusion de Fukushima.

Bob Thissen et Frederik Sempens ont pénétré illégalement dans la zone d'exclusion de Fukushima. — Capture d'écran YouTube / Exploring the Unbeaten Path

Le Néerlandais Bob Thissen et le Belge Frederik Sempens sont des passionnés d’urbex. La discipline, qui consiste à explorer des endroits désertés ou laissés à l’abandon, vient de les mener au Japon, dans la zone d’exclusion se situant aux abords immédiats de la centrale nucléaire de Fukushima, rapporte HLN.be.

Les deux hommes ont publié sur YouTube des vidéos saisissantes.

Le temps s’est comme pétrifié

Dans une école, les cahiers sont restés sur les pupitres et les cartables sont toujours accrochés aux portemanteaux… Le temps semble s’être fossilisé. Les calendriers affichent encore la date du 11 mars 2011. Ce jour-là, un puissant séisme et un tsunami frappaient le Japon, entraînant, notamment, une panne du système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima.

Trois des six réacteurs entraient alors en fusion totale, générant d’énormes rejets radioactifs dans l'océan Pacifique​ et la zone alentour, interdite à la population depuis cette date. Entrés dans la plus totale illégalité et après plusieurs tentatives dans ce secteur ultra-dangereux, les deux hommes ont, disent-ils, réalisé ces reportages pour sensibiliser sur les dangers du nucléaire.

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Taux de radiations alarmant

« Nous avions un compteur Geiger avec nous et celui-ci oscillait généralement entre 2 et 5 millisieverts (unité mesurant la dose de rayonnement radioactif, ndlr). À certains endroits, cela grimpait jusqu’à 400 », explique Bob Thissen à HLN. Au-delà de 100, on estime qu’il y a un risque de cancer. « C’est en effet risqué, mais nous voulions prendre ces images, confie-t-il. Il n’y a aucun endroit sur terre que l’on peut comparer à Fukushima ».

Les deux amis espèrent provoquer une prise de conscience : « On aimerait que l’être humain prenne conscience du danger après un événement aussi tragique, mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas ».