VIDEO. Sous-marin argentin disparu: Les recherches se poursuivent pour localiser le submersible et ses 44 marins

MARINE Le sous-marin « San Juan » n’a plus communiqué avec la Marine argentine depuis 12 jours…

20 Minutes avec AFP

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Le « San Juan », joyau de la Marine argentine.

Le « San Juan », joyau de la Marine argentine. — CATERS/SIPA

Douze jours après la disparition du sous-marin argentin San Juan, les recherches se poursuivent ce lundi pour localiser le submersible militaire et les 44 marins à son bord.

Ces opérations sont menées par des navires et avions d’une coalition internationale qui compte 15 pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la France, le Brésil ou l’Uruguay.

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« La détection d’un sous-marin est un processus très difficile »

Le sous-marin étant conçu pour ne pas être remarqué, « la détection d’un sous-marin est un processus très difficile, de nombreux facteurs entrent en jeu, climatiques aussi », confie Adam Slavinsky, un pilote d’un avion P8 de l’US Navy, au retour d’une mission au-dessus de l’Atlantique. « Nous n’avons pas de date butoir, nous voulons continuer d’aider autant que nous le pourrons, et nous voulons rester ici aussi longtemps que nous pourrons contribuer aux recherches », a-t-il ajouté.

Depuis la base militaire argentine de Bahia Blanca, deux avions P8 de l’US Navy décollent trois fois par jour. Trois équipages par appareil se relaient pour que chaque avion puisse opérer 24 heures sur 24. Equipés de radars et de scanners, ils larguent des bouées équipées de capteurs sensibles pour tenter de détecter en profondeur le submersible, a constaté un journaliste de l’AFP-TV qui a pris part à une mission.

Des militaires de la Marine américaine emportent du matériel à bord du navire
Des militaires de la Marine américaine emportent du matériel à bord du navire - Mariano Martinez/AP/SIPA

A bord de l’avion, des militaires américains scrutent des écrans de contrôle à l’affût d’un indice qui pourrait les mettre sur la piste du San Juan. Les fonds sont « très irréguliers, avec des failles », note Carlos Zavalla, un ancien commandant du sous-marin.

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Des fonds océaniques allant de 300 à 1.000 mètres

« Les recherches vont prendre du temps », avertit l’expert en questions militaires Rosendo Fraga. « Il n’y a pas d’antécédent dans l’histoire d’un déploiement de cette ampleur. Les Etats-Unis et la Russie sont les pays les plus développés dans le domaine, héritage de la Guerre froide », fait remarquer l’ingénieur naval Horacio Tettamanti, un des principaux experts argentins.

Les recherches ont d’abord ciblé une zone de 500.000 km2, presque de la taille de la France, largement réduite après la révélation d’une explosion perçue dans le périmètre d’action du sous-marin, autour de la position estimée de l’explosion, à 400 km des côtes argentines. A cet endroit les fonds océaniques vont de 300 à 1.000 mètres.

« Aujourd’hui, dit Horacio Tettamanti, on dispose de la technologie suffisante pour retrouver un sous-marin au fond ». Pour lui, il ne fait aucun doute que le submersible est entier. L’explosion peut avoir endommagé l’intérieur, mais pas la structure « extrêmement résistante ».

Un sous-marin de secours pour remonter les membres de l’équipage

Depuis le port de Comodoro Rivadavia, un navire avec à son bord un véhicule sous-marin de secours a appareillé dimanche pour la zone des recherches, selon une journaliste de l’AFP sur place. Ce véhicule pourra être envoyé au fond pour remonter les membres d’équipage, une fois le San Juan localisé.

La Marine argentine a perdu tout contact avec le San Juan alors qu’il avait mis le cap vers la base navale de Mar del Plata, son port d’attache. Après un exercice militaire au sud du continent américain, il naviguait vers sa base tout en assurant une mission de surveillance de la zone de pêche de l’Argentine. Il a cessé de communiquer avec sa base le mercredi 15 novembre à 7h30. Trois heures plus tard ce jour-là, une explosion sous-marine a été enregistrée à proximité de la dernière position donnée par le San Juan. Le lien de cause à effet n’a pas été établi officiellement, mais c’est probablement cette explosion qui a envoyé par le fond le submersible argentin, joyau de l’armée du pays sud-américain.