Liban: Saad Hariri rentre à Beyrouth près de trois semaines après sa démission

RETOUR Le Premier ministre démissionnaire a quitté la France ce mardi... 

M.C. avec AFP

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Saad Hariri à son arrivée à l'aéroport de Beyrouth, le 21 novembre 2017.

Saad Hariri à son arrivée à l'aéroport de Beyrouth, le 21 novembre 2017. — FADEL ITANI / AFP

Trois semaines après sa démission choc annoncée depuis l’Arabie saoudite, L’ex Premier ministre libanais Saad Hariri est rentré mardi à Beyrouth. Sitôt arrivé tard le soir à l’aéroport international, il est monté dans un convoi sans s’adresser à la foule de journalistes libanais et étrangers qui l’attendaient. Il avait quitté dans la journée la France pour se rendre au Caire puis à Chypre avant de revenir au Liban.

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Avant l’arrivée de Saad Hariri à Beyrouth, des petits groupes de partisans sont descendus dans la rue dans la capitale libanaise en klaxonnant, en lançant des acclamations et en arborant des drapeaux aux couleurs de son mouvement

Il doit clarifier sa démission

Mercredi, il doit participer à la fête de l’Indépendance, alors que beaucoup dans le pays doutaient de son retour après sa démission le 4 novembre dans des circonstances mystérieuses. Il doit notamment clarifier sa position sur cette démission, intervenue dans un contexte de tensions entre l’Arabie saoudite, parrain de Saad Hariri, et l’Iran, soutien de son grand rival, le Hezbollah chiite.

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Le fait que le Premier ministre ait annoncé sa démission depuis Ryad et qu’il soit resté en Arabie saoudite pendant deux semaines avait soulevé de nombreuses questions. Le président libanais Michel Aoun, allié du Hezbollah, avait notamment accusé les Saoudiens de le retenir en « otage », ce que l’intéressé et Ryad avaient démenti. Lors de l’annonce de sa démission, Saad Hariri avait accusé l’Iran et le Hezbollah de déstabiliser son pays, et craindre pour sa vie.

Le président appelle les Libanais à « l’unité »

La diplomatie saoudienne a récemment multiplié les attaques contre Téhéran. Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a affirmé que Ryad ne resterait pas « les bras croisés » face à la politique « agressive » de l’Iran, lors d’une réunion extraordinaire dimanche de la Ligue arabe au Caire. Le Liban est sous le « contrôle total » du Hezbollah, a accusé de son côté le chef de la diplomatie de Bahreïn, pays allié de l’Arabie saoudite, lors de cette réunion.

Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, en déplacement à Beyrouth, a appelé lundi à « préserver » le Liban des conflits régionaux. Le père de Saad Hariri, Rafic Hariri, a été tué dans un attentat à la voiture piégée en février 2005 à Beyrouth. Des membres du Hezbollah ont été accusés d’implication dans son assassinat.

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Dans son discours traditionnel la veille de la fête de l’Indépendance, le président Aoun a appelé les Libanais à « l’unité » et à s’éloigner de la dissension. Celle-ci « provoquerait une destruction totale qui n’épargnerait personne », a-t-il prévenu.

Il s’est également adressé à la Ligue arabe, qui accusé le Hezbollah « de financer et d’entraîner des groupes terroristes » dans des pays de la région. « Traiter avec le Liban nécessite beaucoup de sagesse, sinon cela le pousserait vers l’embrasement », a prévenu Michel Aoun.