Les habitants du quartier commençaient enfin à respirer. Après trois meurtres non élucidés en octobre, le calme semblait être revenu à Seminole Heights, dans la banlieue nord de Tampa, en Floride. Mais mardi, une quatrième personne a été tuée, à l’aube, abattue de plusieurs balles dans le dos. Et la police considère que jusqu’à preuve du contraire, ces quatre meurtres, concentrés dans une zone de moins d’un kilomètre carré, sont liés. En l’absence d’un motif, les autorités n’ont, pour l’instant, pas employé le terme. Mais dans les médias américains (sur NBC et le Washington Post, notamment), le mot « serial killer » est lâché.

Aucun lien entre les victimes

Un homme de 22 ans qui attendait le bus, une employée municipale de 32 ans retrouvée sur un parking, un jeune autiste de 20 ans qui s’est perdu, et un ancien sans-domicile de 60 ans qui se rendait à l’aube à l’église pour distribuer des repas. Il ne semble y avoir aucun lien entre les victimes, toutes abattues par balles. La zone est traversée par le bus n°9, qui a été dérouté par précaution.

Description du suspect

En octobre, la police avait diffusé des images capturées par des caméras de surveillance. Mais pour la première fois, mardi, un témoin a vu le suspect de près alors qu’il s’enfuyait. Un « homme noir à la peau claire de 180-185 cm et de faible corpulence » est recherché.

Mardi, les policiers déployés sur place sont arrivés sur la scène du crime dans les trente secondes mais le suspect s’était déjà envolé. Les enquêteurs suspectent donc un habitant du quartier, ou au moins une personne qui connaît bien les alentours.

Chez les experts, l’affaire fait débat. Plusieurs privilégient la piste d’un tueur en série, même si le mode opératoire, avec des victimes tuées par balles en pleine rue, dénote. Les habitants, eux, se moquent de la terminologie et n’espèrent qu’une chose : que ça s’arrête bientôt.

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