Le bilan du violent séisme ayant frappé dimanche soir les confins de l’Iran et de l' Irak est passé à 328 morts et plus de 2.500 blessés côté iranien.

« Malheureusement, il y a 207 morts et environ 1.700 blessés », a déclaré plus tôt dans la journée à la télévision d’État, Behnam Saïdi, l’adjoint du chef de cette structure pilotée par le ministère de l’Intérieur vers 9h30.

« Nous avons maintenant un dernier bilan de sept décès et 321 blessés dans le Kurdistan irakien », a affirmé de son côté aux journalistes le porte-parole du ministère de l’Intérieur à Bagdad, le général Saad Maan.

La secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, a affirmé l’Institut géologique américain (USGS).

Le séisme ressenti dans un large périmètre

Cette secousse a eu lieu à 19h18, heure française et a également été ressentie en Iran ainsi qu’en Turquie où aucune victime n’était dénombrée pour l’instant. Dans l’ensemble de la province irakienne de Kalar, des habitants sont sortis dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été constatés.

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La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad, et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées.

Ecoles fermées lundi

Côté iranien, les villes les plus touchées semblent être celle frontalière de Qasr-e Shirin, dans la province de Kermanshah, et Azgaleh, à une quarantaine de kilomètres au nord-est, selon les informations diffusées par les médias d’Etat.

« Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d’Etat le gouverneur adjoint de Kermanshah. D’après l’agence de presse officielle Irna, une trentaine d’équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l’ouest de l’Iran.

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Interrogé par la télévision d’Etat, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d’urgence, a déclaré qu’il était « difficile d’envoyer des équipes de secours dans les villages car les routes ont été coupées (…), nous avons eu des glissements de terrains ». Selon le site internet de la radio-télévision d’Etat, les écoles seront fermées lundi dans les provinces de Kermanshah et d’Ilam touchées par le séisme.

40.000 morts en 1990

La secousse a également été ressentie dans le sud-est de la Turquie, une région bordée par l’Iran et l’Irak, et, dans la ville de Diyarbakir, des habitants ont quitté leurs maisons au moment du tremblement de terre, mais y sont revenus peu après.

Le dernier grand séisme en Iran remonte à décembre 2003 à Bam, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31.000 personnes avaient été tuées et cette ville avait été presque entièrement détruite.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays. Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et Zandjan, avait été dévastée.