Une juge espagnole a ordonné ce jeudi le placement en détention provisoire de huit membres du gouvernement catalan destitué, à l’issue de leur comparution dans une enquête pour sédition et rébellion.

Parmi ces huit responsables indépendantistes figure Oriol Junqueras, le numéro deux du président destitué de l’exécutif catalan Carles Puigdemont, qui est parti en Belgique et refuse de répondre aux convocations de la justice. Un neuvième, qui avait démissionné avant la proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre, a également été écroué mais sera libéré dès versement d’une caution de 50.000 euros.

Jusqu’à 30 ans de prison

Un peu plus tôt dans la journée de ce jeudi, le parquet espagnol a demandé un mandat d’arrêt européen contre Carles Puigdemont, le président catalan destitué et quatre de ses « ministres », après leur refus de comparaître devant une juge d’instruction madrilène, a-t-on appris de source judiciaire. Puigdemont et plusieurs de ses ministres se sont réfugiés à Bruxelles, en Belgique, en début de semaine par « liberté et sécurité ».

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L’ex-président catalan avait, depuis la Belgique, dénoncé un « procès politique ». 

L’audition de députés indépendantistes catalans par un juge de la Cour suprême espagnole qui pourrait les inculper pour sédition et rébellion a elle en revanche été ajournée au jeudi au 9 novembre à la demande de leurs avocats, a annoncé la haute juridiction. Le procureur général a demandé que tous soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion. Des chefs d’accusation étant passibles de longues peines d’emprisonnement, entre quinze et trente ans.