Catalogne: Puigdemont ne se rendra pas à sa convocation de justice à Madrid

CRISE Le président catalan destitué Carles Puigdemont demandera à être interrogé depuis la Belgique...

20 Minutes avec AFP

— 

Carles Puigdemont, le président catalan destitué, s'est exprimé depuis Bruxelles

Carles Puigdemont, le président catalan destitué, s'est exprimé depuis Bruxelles — AURORE BELOT / AFP

Le président catalan destitué Carles Puigdemont ne se rendra pas à sa convocation de justice à Madrid jeudi et demandera à être interrogé depuis la Belgique, a déclaré mercredi son avocat à la télévision publique catalane. « Il ne va pas à Madrid, et j’ai proposé qu’on l’interroge ici en Belgique. C’est possible, j’ai déjà eu dans le passé des cas comme ça, quand on a interrogé le suspect en Belgique », a déclaré l’avocat belge, Paul Bekaert, sur TV3.

>> A lire aussi : Carles Puigdemont accepte «le défi» des élections et «respectera» le résultat

«On va examiner si les droits fondamentaux sont respectés»

«On va examiner si les peines (encourues) ne sont pas disproportionnées, et si les droits fondamentaux sont respectés», a ajouté l'avocat des droits de l'Homme, qui par le passé a défendu des Basques espagnols membres présumés d'ETA dont Madrid demandait l'extradition.

Dans un entretien mardi soir à la chaîne publique néerlandaise NOS, Me Bekaert avait justifié le refus de son client de se rendre en Espagne compte tenu du risque qu'il y soit arrêté. Selon lui, il n'est pas «nécessaire» que l'Espagne demande aux autorités belges de lui remettre Carles Puigdemont: «J'ai déjà traité un grand nombre d'affaires avec des Basques espagnols et un interrogatoire a simplement été mené ici (en Belgique) par la police locale», avait-il dit à NOS.

Carles Puigdemont en Belgique

Démis de ses fonctions par Madrid le 27 octobre, quelques heures après la proclamation unilatérale de la «république» catalane, Carles Puigdemont s'est rendu en Belgique lundi alors qu'étaient concrètement enclenchées les mesures de mise sous tutelle par Madrid des institutions catalanes.

Il avait assuré mardi au cours d'une conférence de presse dans la capitale belge qu'il ne reviendrait pas en Espagne sans l'assurance de bénéficier d'un procès impartial, accusant le parquet de nourrir un «désir de vengeance» à son endroit.