Tunisie: Deux policiers poignardés devant le Parlement

ATTAQUE D’après le ministère de l’Intérieur tunisien, le suspect serait « salafiste »…

20 Minutes avec AFP

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Le parlement tunisien.

Le parlement tunisien. — FETHI BELAID / AFP

Deux policiers tunisiens ont été poignardés ce mercredi devant le Parlement par un extrémiste et l’un d’eux est grièvement blessé, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

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« Un salafiste a attaqué au couteau deux policiers. L’un a été touché au front, l’autre au cou et (ce dernier) est en soins intensifs », a dit le porte-parole du ministère, Yasser Mesbah.

« Une forme de djihad »

L’assaillant a été arrêté. Il « a avoué, selon les informations préliminaires, avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans et considérer les membres des forces de l’ordre comme des "tawaghit" selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de djihad », a affirmé ce même ministère dans un communiqué.

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe et utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

L’attaque s’est produite vers « 8h, 8h05 » (7h/05 GMT) et son auteur « a été rapidement » arrêté, a précisé le porte-parole des forces de sécurité nationale, Walid Hkima, sur la chaîne de télévision publique Wataniya 1.

Sous état d'urgence depuis 2015

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance djihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme », mais elle appellent toujours à la vigilance et des démantèlements de cellules djihadistes sont régulièrement annoncés.

Le pays est sous état d’urgence depuis le 24 novembre 2015, date à laquelle 12 agents de la garde présidentielle avaient été tués en plein Tunis dans un attentat revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).

Deux autres attaques majeures revendiquées par l’EI avaient eu lieu en mars et juin 2015, respectivement au musée du Bardo à Tunis ainsi que sur une plage et dans un hôtel de Sousse (est). Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, avaient été tuées.