Fusillade de Las Vegas: Le cerveau du tueur sera étudié par un neurologue

ETATS-UNIS Le cerveau de Stephen Paddock, l’homme qui a tué 58 personnes et fait plus de 500 blessés, va être analysé de près…

20 Minutes avec agence

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Photo non datée du permis de conduire du tireur de Las Vegas, Stephen Paddock.

Photo non datée du permis de conduire du tireur de Las Vegas, Stephen Paddock. — GOUVERNEMENT US

Est-il possible d’expliquer un événement tragique grâce à la science ? Rien n’est moins sûr. Mais une expérience va tout de même être tentée aux Etats-Unis sur le cerveau de l’auteur de la tuerie de Las Vegas (Nevada), a révèlé jeudi le New York Times.

Le cerveau disséqué 

Le 1er octobre dernier, Stephen Paddock a tué 58 personnes et en a blessé plus de 500 depuis la fenêtre d’une chambre située au 32e étage de l’hôtel-casino Mandalay Bay. Cet homme de 64 ans s’est donné la mort avant l’arrivée des forces de l’ordre, empêchant toute tentative d’explication de son geste.

Si l’autopsie du corps n’a rien révélé, les Américains ont décidé de mener des examens plus poussés. Ainsi, le cerveau du tueur va être disséqué au sein de la prestigieuse université de Stanford. « L’ampleur de cette tragédie pousse de nombreuses personnes à se demander ce qui a pu se passer », a confié au quotidien américain le docteur Hannes Vogel, à la tête de l’institut de neuropathologie de Stanford.

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Peu de réponses probables

L’objectif des scientifiques est de savoir « si le sexagénaire avait auparavant souffert d’attaques, de tumeurs, d’épilepsie, de sclérose en plaques ou d’autres troubles dégénératifs », relaye RTL.

Cependant, selon différentes sources, il est très peu probable que ces examens apportent des réponses. « Le rapport entre ce que l’on peut découvrir structurellement et le comportement est très difficile à établir », a déclaré le docteur Jan E. Leestma, auteur d’un ouvrage sur le sujet, dans les colonnes du New York Times. Cette analyse est également partagée par son collègue de Stanford : « Les possibilités de pouvoir expliquer ce genre de comportement de façon neuropathologique sont très faibles », a avoué le docteur Hannes Vogel.

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