Dans les Pyrénées-Orientales, on suit de près les tensions entre Madrid et Barcelone. Certains s’engagent même ouvertement pour l’indépendance de la Catalogne.

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Alors que des bulletins pour le référendum avaient été imprimés dans le département des Pyrénées-Orientales et que des urnes y avaient été cachées, les mouvements Unitat Catalana et le Comité d’autodétermination de la Catalogne Nord vont encore un peu plus loin encore.

Une villa à Théza pour Carles Puigdemont et sa famille 

Ces deux structures, qui militent pour un statut spécifique pour le département français, ont expliqué à 20 Minutes qu’en cas d’exil du gouvernement catalan, ils seraient prêts à accueillir, dans les Pyrénées-Orientales, les militants de leur grande sœur du Sud.

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« Nous avions été reçus il y a quelque temps par Carles Puigdemont [le président catalan], et nous avions parlé de la possibilité d’un exil, si cela se passait mal, note Robert Casanovas, président du Comité d’autodétermination de la Catalogne Nord. Nous estimons que l’on ne peut pas rester sans rien faire. Nous avons trouvé une villa, qui est à la disposition de Carlos Puigdemont et de sa famille à Théza, et nous avons recensé des appartements, des résidences secondaires, à Perpignan, Canet-en-Roussillon ou encore à Saint-Cyprien, qui pourraient accueillir d’autres personnes. »

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« Nous sommes prêts à accueillir ces gens-là, il faut bien les aider », reprend Jaume Roure, président d’Unitat Catalana. Une réunion sur ce thème doit avoir lieu mercredi.