Cisjordanie: 2.646 nouveaux logements approuvés par Israël

PROCHE-ORIENT L'ONU a une nouvelle fois condamné l'initiative...

20 Minutes avec AFP

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La colonie Maale Adumim, l'une des plus grandes de Cisjordanie, le 23 janvier 2017.

La colonie Maale Adumim, l'une des plus grandes de Cisjordanie, le 23 janvier 2017. — THOMAS COEX / AFP

Israël persiste. Mercredi, l’Etat hébreu a approuvé 1.323 logements supplémentaires pour colons en Cisjordanie, portant à 2.646 le nombre d’unités d’habitation validées en trois jours, dans une nouvelle poussée de la colonisation en territoire palestinien occupé.

L’autorité faisant office de gouvernement israélien en Cisjordanie avait approuvé lundi 31 logements pour colons dans la ville de Hébron – une première depuis 2002 – et 1.292 mardi dans toute la Cisjordanie. Elle a poursuivi sur sa lancée mercredi avec 1.323 logements, dont 102 pour la construction de la première colonie impulsée par un gouvernement israélien depuis 25 ans (Amihai), a rapporté l’organisation israélienne anti-colonisation la Paix maintenant.

La colonisation, « illégale », selon l’ONU

La colonisation est considérée par une partie de la communauté internationale comme une entrave majeure à un règlement du conflit entre Israéliens et Palestiniens et à une solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël.

Cette solution reste la référence d’une grande partie de la communauté internationale, même si elle est fortement remise en question par le refus de l’administration Trump de s’engager en sa faveur.

« L’ONU réitère que toutes les activités de colonisation sont illégales au regard de la loi internationale et constituent un obstacle à la paix », a dit au Conseil de sécurité le sous-secrétaire général aux Affaires politiques de l’ONU, Miroslav Jenca.

Non seulement la colonisation juive rogne les terres sur lesquelles les Palestiniens aspirent à former un Etat indépendant, mais en fragmentant la continuité des territoires, elle menace de rendre impossible la création d’un tel Etat, disent ses détracteurs.

La position de Trump ambiguë

L’Union européenne avait redit que la colonisation nuisait à la « viabilité de la solution à deux Etats et à la perspective d’une paix durable ». Elle avait demandé à Israël de « reconsidérer » ses décisions.

Un responsable du département d’Etat américain a affirmé mercredi à l’AFP la volonté du président Donald Trump de parvenir à la paix et a assuré que son équipe avait accompli des « progrès constants » dans ce sens.

L’administration Trump a exprimé récemment sa position, beaucoup moins critique que celle de sa devancière, en disant qu’une colonisation « effrénée » ne servait pas la paix, mais en rejetant toute exigence de gel de la colonisation.

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