Trump propose une revanche à Clinton et attaque Obama

ETATS-UNIS Le président américain a rejeté les critiques sur son silence après la mort de quatre soldats américains au Niger...

P.B. avec AFP

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Donald Trump le 16 octobre 2017 à la Maison Blanche.

Donald Trump le 16 octobre 2017 à la Maison Blanche. — Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

Il n'avait pas fait de conférence de presse officielle devant les journalistes de la Maison Blanche depuis une éternité. Lundi, Donald Trump a toutefois fait un point improvisé sur l’actualité devant les caméras. Dans son style habituel.

« Hillary, s’il te plaît, sois de nouveau candidate

« J’espère qu’Hillary sera candidate. Hillary, s’il te plaît, sois de nouveau candidate. Vas-y ! », a lancé le président américain. Prenant le contre-pied du locataire de la Maison Blanche, l’ancienne secrétaire d’Etat a estimé que les joueurs de NFL, la Ligue professionnelle de football américain, qui mettaient un genou à terre pendant l’hymne américain ne protestaient « pas contre l’hymne ou le drapeau » mais « contre le racisme et l’injustice », et qu’ils avaient « absolument le droit de le faire ». « Je pense qu’elle a tort (…) et c’est pour cela qu’elle a perdu l’élection », a affirmé M. Trump, réaffirmant sa conviction qu’un tel geste était « un manque de respect pour le drapeau et le pays ».

« Obama n’appelait pas les familles de soldats »

11 jours après la mort de quatre soldats américains au Niger, Donald Trump, critiqué pour son silence, a indiqué qu’il avait envoyé des lettres de condoléances aux familles des victimes et qu’il les appellerait cette semaine. « Barack Obama n’appelait pas les familles de soldats », s’est-il justifié. Ce qui a provoqué la colère d’anciens membres du gouvernement de son prédécesseur à la Maison Blanche, qui ont dénoncé des mensonges et publié des photos d’Obama présent au retour des dépouilles des Américains tués à Benghazi.

Kirkouk : Les Etats-Unis restent neutres

Donald Trump a encore affirmé que les Etats-Unis ne prenaient pas parti dans la crise qui oppose les Kurdes au gouvernement de Bagdad pour le contrôle de la province irakienne de Kirkouk.

« Nous ne prenons pas parti, mais nous n’aimons pas le fait qu’ils s’affrontent », a dit le président américain. « Nous avons depuis de nombreuses années de très bonnes relations avec les Kurdes, comme vous le savez, et nous sommes aussi du côté de l’Irak même si nous n’aurions jamais dû y aller », a-t-il ajouté.

Les accusations de harcèlement, « des fake news »

Enfin, le président américain a nié les accusations de harcèlement sexuel portées contre lui pendant la campagne présidentielle de 2016, en les qualifiant de « fake news ». « Tout ce que je peux vous dire c’est que ce sont des informations totalement fausses. C’est faux et inventé ». Donald Trump était interrogé sur les informations révélées dimanche selon lesquelles la justice a ordonné à son équipe de campagne de lui remettre tous les documents relatifs aux diverses accusations de harcèlement sexuel ayant visé le candidat républicain lors de la campagne de 2016. Selon BuzzFeed News l’injonction a été émise en mars dernier, alors que Donald Trump avait déjà été investi président des Etats-Unis.

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