Corée du Nord: Trump informé par ses chefs militaires d'une «gamme d'options»

COREE DU NORD Ces dernières semaines, le président américain a, parmi d’autres déclarations, menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord...

M.C. avec AFP

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Donald Trump avec son chef d’Etat-major Joe Dunford (à g.) et son ministre de la Défense Jim Mattis, à Arlington (Virginie), le 29 mai 2017.

Donald Trump avec son chef d’Etat-major Joe Dunford (à g.) et son ministre de la Défense Jim Mattis, à Arlington (Virginie), le 29 mai 2017. — NICHOLAS KAMM / AFP

Après l’escalade verbale, la revue des « options ». Donald Trump a examiné mardi avec son ministre de la Défense Jim Mattis et avec son chef d’Etat-major Joe Dunford « la gamme d’options » dont disposent les Etats-Unis face à la Corée du Nord, a annoncé la Maison Blanche.

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« Le briefing et la discussion se sont concentrés sur la gamme d’options pour répondre à toute forme d’agression de la Corée du Nord et, si nécessaire, pour empêcher la Corée du Nord de menacer les Etats-Unis et leurs alliés avec des armes nucléaires », a déclaré la présidence américaine dans un communiqué. Elle n’a pas précisé si cet entretien correspondait à une évolution de la menace nord-coréenne.

Phrases évasives

Ces dernières semaines, le président américain a, parmi d’autres déclarations, menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord, mais plusieurs de ses ministres assurent de leur côté continuer à privilégier la voie diplomatique pour résoudre cette crise. Donald Trump avait affirmé dans un message énigmatique posté samedi sur Twitter qu'« une seule chose marchera » avec la Corée du Nord, sans dire laquelle, deux jours après une autre déclaration mystérieuse.

« Les présidents et leurs administrations parlent à la Corée du Nord depuis 25 ans », avait tweeté le président américain. « Les accords passés et les montants massifs d’argent versés n’ont pas eu d’effet ». « Les accords ont été violés avant même que l’encre ne soit sèche », avait-il poursuivi. « Désolé, mais il n’y a qu’une seule chose qui marchera », avait conclu le milliardaire, sans autre détail.

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Lors d’une réception à la Maison Blanche avec des chefs militaires et leurs épouses, il avait déjà eu jeudi une phrase évasive, sans mentionner quoique ce soit d’autre : « C’est peut-être bien le calme avant la tempête ».