SLATE - Sans le pasteur, qui s'intéresserait encore aux primaires républicaines?
John McCain a remporté mardi une nouvelle primaire – dans le Wisconsin cette fois. Le voilà donc encore plus près d’atteindre le nombre de délégués nécessaire pour lui assurer la nomination chez les républicains. Il a encore une fois battu le très donquichottesque Mike Huckabee, que les républicains (et parfois McCain) ont commencé à considérer comme une nuisance. Mais ils se trompent: en fait, il est en en train d’aider McCain.
Chaque victoire de McCain est l’occasion pour la course républicaine de s’inviter aux infos et concurrencer l’hyper médiatisation de la course démocrate – franchement plus haletante. Si Huckabee jetait l’éponge, les victoire de McCain seraient complètement vides, même plus la peine d’en parler.
Les victoires successives de McCain sur Huckabee lui donnent une image de gagnant qui colle bien à sa personnalité de battant et au message de sa campagne : il peut vaincre les démocrates en novembre et peut remporter la guerre contre la terreur. (Que Huckabee soit désigné comme un « candidat insurgé », c’est la cerise sur le gâteau).
Alors que McCain est progressivement devenu le leader de son parti, Huckabee est lui devenu le trouble-fête du parti. Quand il saigne la base républicaine, il met en exergue les faiblesses de McCain, et ça permet au parti tout entier de se rallier pour panser ses blessures. S’il y a un moment où McCain doit évoquer ses faiblesses, c’est bien maintenant, alors que les démocrates ne cessent de se chamailler à propos des superdélégués et du plagiat. De plus, McCain est quasi hors d’atteinte depuis qu’il a la nomination et l’establishment du parti dans la poche. C’est un peu le
Bubble Boy républicain.
Huckabee a souvent dit qu’il continuerait à absorber les voix des socio-conservateurs jusqu’à ce que McCain atteigne le nombre magique de délégués – 1191. Jusqu’à ce que ça arrive, McCain devrait lui continuer à absorber les victoires.
Posté mardi 19 février
Par Chadwick Matlin