Catalogne: Rajoy envisage la suspension de l'autonomie

INDEPENDANCE Le chef de gouvernement menace de suspendre l’autonomie dont jouit la Catalogne si ses dirigeants ne renoncent pas à leur menace de déclaration d’indépendance…

N.Se avec AFP

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Le chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est exprimé pour la première fois dans un grand quotidien sur la crise catalane, le 8 octobre 2017.

Le chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est exprimé pour la première fois dans un grand quotidien sur la crise catalane, le 8 octobre 2017. — Angel Diaz/EFE/SIPA

Alors que des milliers d’Espagnols manifestent pour le « dialogue » et « l’unité », le chef du gouvernement espagnol s’est exprimé pour la première fois dimanche dans un grand quotidien espagnol, depuis le début de la crise le 1er octobre dernier.

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Mariano Rajoy a décidé de durcir le ton pour mettre fin aux perturbations. Dans un entretien au journal El País, interrogé sur l’application de l’article 155 de la Constitution, permettant de suspendre l’autonomie dont jouit la Catalogne, le Premier ministre a déclaré, « Je n’écarte rien ». Et d’ajouter : « J’aimerais que la menace de déclaration d’indépendance soit retirée le plus vite possible (…) L’idéal serait de ne pas devoir prendre des mesures drastiques, mais pour cela il faut que des rectifications se produisent », de la part de l’exécutif catalan.

Il est encore temps de faire machine arrière

Depuis l’organisation le 1er octobre d’un référendum d’autodétermination interdit, qui a fait au moins 92 blessés, les séparatistes menacent de déclarer l’indépendance de manière unilatérale sur le fondement des résultats de ce « référendum », 90,18 % de « oui » à la sécession. Des résultats qui ont plongé l’Espagne dans sa pire crise politique depuis que l’Espagne est redevenue démocratique.

Si Mariano Rajoy se montre confiant, en affirmant que pour les dirigeants catalans « il est encore temps » de faire machine arrière pour éviter le déclenchement d’une réponse musclée, l’aile dure de son parti et son électorat l’implorent de réagir.

Enfin, sur les violences policières ayant émaillé le référendum interdit, il estime que « des erreurs ont pu être commises », mais que l’erreur fondamentale a été commise par ses adversaires, en mettant en danger « la souveraineté nationale ».