Une grande université saoudienne a été la première à annoncer dimanche son intention d'ouvrir une auto-école pour femmes, alors que de grands constructeurs automobile font aussi les yeux doux à ces nouvelles clientes potentielles.

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Mardi dernier, en vertu d'un décret royal, les autorités saoudiennes ont décidé de lever --à compter de juin 2018-- l'interdiction faite aux femmes de se mettre au volant.

L'Arabie saoudite, pays ultraconservateur régi par une version rigoriste de l'islam, dont les femmes sont parmi les premières victimes, était le seul Etat au monde à imposer une telle interdiction.

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La première université à se positionner sur cette question

L’Université Princess Nourah de Ryad, qui se présente comme le plus grand établissement d’enseignement supérieur pour les femmes au monde, a fait savoir dans un tweet qu’elle « se prépare à établir une auto-école en consultation avec les autorités concernées ».

La section internationale du ministère de l’Information a noté qu’il s’agissait de « la première annonce de ce type » depuis le décret royal.

 

Un impact économique 

L’Université Princess Nourah est une institution publique qui compte plus de 60.000 étudiantes dans la capitale saoudienne et d’autres villes proches.

La décision historique du royaume devrait avoir un impact économique significatif car elle devrait dynamiser l’emploi des femmes, ainsi que les ventes de voitures, selon des experts.

Des constructeurs automobile (Nissan, Chevrolet et Ford) se sont empressés de « féliciter » les Saoudiennes et de leur souhaiter la « bienvenue » dans leur univers, alors que l’Arabie saoudite pourrait compter des millions de nouvelles automobilistes dans les prochaines années.