Célèbre dans le monde entier, Fidel Castro a longtemps symbolisé le guérillero victorieux contre « l'impérialisme américain ». Avec son retrait, un monde disparaît. Celui de la guerre froide et des révolutions de barbudos [« les barbus », les guérilleros cubains].
Nombre d'intellectuels français dont Sartre, ou encore Régis Debray (contacté par le biais de son éditeur, il n'a pas souhaité répondre), n'ont pas caché, dans le courant des années 1960, leur fascination pour Castro et son camarade Che Guevara. Mais, au fil des ans, le refus de Castro d'assouplir son régime lui fera perdre beaucoup de sympathies. Ces dernières années, avec l'apparition de gouvernements latino-américains se réclamant de lui, comme le président vénézuélien Hugo Chavez, Fidel Castro est revenu sur le devant de la scène politique régionale. Désormais, il n'est plus que le « camarade Fidel ».