VIDÉO. «Nous n'avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord», se défend Washington

DIPLOMATIE L'escalade continue alors que des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes samedi...

20 Minutes avec AFP

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Kim Jong-Un, dirigeant de la Corée du Nord, participe à une réunion le 3 septembre 2017.

Kim Jong-Un, dirigeant de la Corée du Nord, participe à une réunion le 3 septembre 2017. — STR / KCNA VIA KNS / AFP

  • Le survol intervient au moment où la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord
  • Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a affirmé que Trump avait « déclaré la guerre » à son pays

« Nous n’avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde. » La porte-parole de la Maison Blanche, a réagi aux accusations de Pyongyang, lundi. Sarah Huckabee Sanders a ajouté que le but de Washington reste une « dénucléarisation de la péninsule coréenne ». Réagissant aux menaces de la diplomatie nord-coréenne, elle a prévenu qu’abattre un avion au-dessus des eaux internationales n’était « jamais approprié ».

Pyongyang accuse Washington de lui avoir « déclaré la guerre »

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a affirmé lundi à des journalistes à New York que le président américain Donald Trump est le premier à avoir « déclaré une guerre » à son pays. « Tous les Etats membres (de l’ONU) et le monde entier devraient clairement se rappeler que ce sont les Etats-Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays », a-t-il précisé.

« Depuis (…) nous avons tous les droits de prendre des contre-mesures, y compris le droit d’abattre des bombardiers stratégiques, même s’ils ne se trouvent pas encore dans l’espace aérien de notre pays », a ajouté le ministre des Affaires étrangères nord-coréen lors de déclarations à des journalistes. Samedi, des bombardiers américains avaient volé près des côtes nord-coréennes pour envoyer un « message clair » à Pyongyang, selon le Pentagone.

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« Trump a affirmé que nos dirigeants n’allaient plus être au pouvoir pour longtemps », a aussi souligné Ri Yong Ho. « La question de savoir qui va rester le plus longtemps va trouver une réponse », a-t-il lancé. Samedi, lors de son allocution devant l’Assemblée générale de l’ONU, Ri Yong Ho avait déjà dénoncé les propos tenus au même endroit quelques jours plus tôt par Donald Trump contre son pays, le qualifiant de « personne dérangée » et « mégalomane ».

Le président américain avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord si ce pays attaquait les Etats-Unis, lors de sa première allocution solennelle à la tribune des Nations unies. Samedi, alors que le chef de la diplomatie nord-coréenne faisait son discours à l’ONU, des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes pour envoyer un « message clair » à Pyongyang, selon le Pentagone.