Trump vs Kim Jong-un: Des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes

MESSAGE L'escalade continue entre Pyongyang et Washington...

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) Un bombardier américain, le 28 mai 2017.

(Photo d'illustration) Un bombardier américain, le 28 mai 2017. — PAUL J. RICHARDS / AFP

Pour le Pentagone, c’est une façon de faire passer un « message clair » à Pyongyang, et son dirigeant Kim Jong-un : les provocations qui provoquent l’ire du président américain, c’est fini ! Ce samedi, des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes.

Le survol intervient au moment où la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord, dans un contexte d’échanges de plus en plus acrimonieux entre le président Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

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« C’est l’endroit le plus au nord de la zone démilitarisée qu’un avion américain ou un bombardier a survolé au large des côtes nord-coréennes au 21e siècle, soulignant à quel point nous prenons au sérieux le comportement dangereux de la Corée du Nord », a écrit la porte-parole du Pentagone Dana White dans un communiqué.

La mission effectuée par un bombardier B-1B et un chasseur F-15 « est une démonstration de la détermination américaine et un message clair que le président dispose de nombreuses options militaires pour faire face à toute menace ». « Nous sommes prêts à utiliser toute la gamme de nos capacités militaires pour défendre les Etats-Unis et nos alliés », a-t-elle insisté.

Le secrétaire général de l’ONU « préoccupé »

Quelques heures plus tard, le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, dénonçait à l’ONU les propos tenus cette semaine par Donald Trump contre son pays, qualifiant le président américain de « personne dérangée », de « mégalomane » et de « roi menteur ».

Le chef d’Etat américain, qualifié aussi de « gangster », a « entaché cette enceinte de mots violents et imprudents », et représente aujourd’hui « une des plus grandes menaces pour la paix », a ajouté le ministre à l’Assemblée générale annuelle de l’ONU.

« Je viens d’entendre le ministre des Affaires étrangères de Corée du nord parler à l’ONU. S’il fait écho aux pensées du Petit Homme-Fusée, ils vont bientôt disparaître », a tweeté samedi soir Donald Trump. Ri Yong Ho a lui enchaîné avec sa première rencontre avec le patron de l’ONU, Antonio Guterres. Ce dernier lui a exprimé « sa préoccupation » devant la montée des tensions et souligné « la nécessité d’une solution politique » à la crise, selon ses services.

Manifestation en Corée du Nord

Des dizaines de milliers de Nord-Coréens ont manifesté samedi sur la place Kim Il-Sung de Pyongyang en soutien à leur dirigeant et pour dénoncer les propos de Donald Trump. Ce dernier l’avait décrit comme « un fou qui ne craint pas d’affamer et de tuer son peuple » et avait promis de le mettre « à l’épreuve comme jamais », au lendemain de l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions contre Pyongyang.

Quelques heures plus tôt, c’est le leader nord-coréen qui s’était livré à une attaque très personnelle. Donald Trump « m’a insulté, moi et mon pays, sous les yeux du monde entier, et a livré la plus féroce déclaration de guerre de l’histoire », a-t-il déclaré, selon une dépêche de l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

« Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé », a-t-il ajouté, deux jours après les propos belliqueux du président américain qui avait menacé, à la tribune de l’ONU, la Corée du Nord de « destruction totale » en cas d’attaque contre l’Amérique ou ses alliés. Pyongyang, contre lequel l’ONU a voté un huitième train de sanctions, avait alors évoqué un possible essai de bombe H dans l’océan Pacifique.