«Chien apeuré» et «radoteur mentalement dérangé», Kim Jong-un répond à Trump

MONDE Le leader nord-coréen promet de «faire payer cher» au président américain ses menaces...

P.B. avec AFP

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Photomontage de Donald Trump et Kim Jong-Un.

Photomontage de Donald Trump et Kim Jong-Un. — Sipa

Ils continuent d’échanger des amabilités à distance. Jeudi, Kim Jong-un a répondu à Donald Trump, qu’il a qualifié de « chien apeuré », promettant de lui « faire payer cher » ses menaces de « destruction totale » de la Corée du Nord. Pendant ce temps-là, la pression internationale est montée d’un cran, avec de nouvelles sanctions en vue contre Pyongyang.

Alors que Donald Trump l’a surnommé « rocket-man », Kim Jong-un y est également allé de son insulte de bac à sable. Selon lui, le président américain est « un radoteur mentalement dérangé ». « Je ferai payer cher à l’homme à la tête du commandement suprême aux Etats-Unis son discours appelant à la destruction totale » de la Corée du Nord.

Nouvelles sanctions commerciales

« Les menaces répétées contre les Etats-Unis, et maintenant toute la communauté internationale » vont « renforcer notre détermination » contre les ambitions nucléaires nord-coréennes, a assuré de son côté le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la non-prolifération.

Tout en condamnant les agissements de Pyongyang, la Russie et la Chine ont aussi mis en garde les Etats-Unis contre toute tentation militaire, lors d’allocutions devant l’Assemblée générale de l’ONU sur laquelle plane cette année le spectre d’une guerre avec la Corée du Nord.

Donald Trump a donné son feu vert à d’éventuelles sanctions contre des « personnes et sociétés qui financent et facilitent les échanges avec la Corée du Nord » dans plusieurs domaines dont la construction, l’énergie ou le textile.

« Choisir entre les Etats-Unis et la Corée du Nord »

« Les institutions financières étrangères sont maintenant averties qu’elles doivent choisir entre faire des affaires avec les Etats-Unis ou avec la Corée du Nord », a explicité le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin.

Le décret présidentiel ouvre la voie à des mesures qui pourront à l’avenir cibler notamment des banques, un moyen de faire pression sur la Chine pour qu’elle lâche définitivement Pyongyang.

Jeudi, Donald Trump a aussi salué une décision « très courageuse » et « inattendue » de Pékin : selon lui, la Banque centrale chinoise a ordonné à ses banques de juguler leurs échanges avec les Nord-Coréens. La Chine n’a pas confirmé dans l’immédiat une telle décision, qui serait un coup dur pour le régime nord-coréen, Pékin étant, et de loin, son principal partenaire commercial.

A Bruxelles, l’Union européenne a parallèlement trouvé un accord sur des sanctions supplémentaires interdisant aux entreprises européennes d’exporter du pétrole vers le pays reclus d’Asie de l’Est et d’y investir.