L’affaire tenait en haleine tout le pays. Mais contrairement à ce qu’avaient affirmé plusieurs responsables depuis mardi, les autorités mexicaines ont démenti jeudi après-midi la présence d’une jeune fille vivante de 12 ans sous les décombres de l’établissement scolaire Enrique Rebsamen qui s’est effondré lors du séisme de mardi.

« Nous avons la certitude que tous les enfants sont soit malheureusement morts, soit dans des hôpitaux ou chez eux », a déclaré à une chaîne de télévision locale le ministre de la Marine Angel Sarmiento, assurant néanmoins qu’un adulte était encore en vie sous les gravats.

Depuis plus de 48 heures, secouristes et bénévoles poursuivaient sans relâche leurs recherches sur le site de cette institution scolaire privée où une vingtaine d’élèves âgés de sept à treize ans ainsi qu’une demi-douzaine d’adultes sont morts.

Course contre la montre

Selon un nouveau comptage, la catastrophe a fait 272 victimes : 137 morts à Mexico, 73 dans l’Etat de Morelos, 43 à Puebla, 13 dans l’Etat de Mexico, cinq dans le Guerrero et un à Oaxaca. Un Taïwanais, une Panaméenne et un Espagnol font partie des victimes, d’après les autorités de leurs pays respectifs.

Dans la capitale mexicaine, dans le quartier branché de Roma, particulièrement touché, les secours étaient également engagés dans un contre-la-montre pour trouver des survivants dans les ruines de ce qui était un immeuble de sept étages où travaillaient quelque 70 salariés. 28 personnes en vie ont déjà été extraites de là, explique un des responsables des opérations, qui refuse de dire combien y seraient encore prisonnières.

La rumeur d’une intervention prochaine des bulldozers pour déblayer les gravats se faisait de plus en plus pressante au sein de la population, obligeant les autorités à réagir. « Nous ne sommes pas en train d’utiliser des engins de chantier sur les bâtiments qui se sont effondrés », a tweeté jeudi le responsable national de la protection civile, Luis Felipe de la Puente.

Mots-clés :