LIBAN – Des «centaines de milliers de personnes» sont rassemblées pour marquer le 3e anniversaire de la mort de Rafic Hariri...
La mobilisation promet d’être forte pour marquer le 3e anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
A 12h, heure françaises, on comptait «des centaines de milliers de personnes» selon l'ex-député Nassib Lahoud, un des membres de la coalition des forces antisyriennes qui a appelé à cette manifestation.
Le ministre de l'Intérieur, Hassan Sabeh, membre de la majorité antisyrienne qui contrôle le gouvernement, évalue à «un million» le nombre de personnes sur la Place des Martyrs et ses environs à «500.000 autres» celles toujours en route sur le lieu de la manifestation. Dans le même temps, les entrées de la capitale sont bloquées par des embouteillages monstres.
9h: Alors que la manifestation débute, des soldats quadrillent le centre de Beyrouth. Une enceinte de fer a été installée sur la Place des martyrs pour séparer les partisans de la majorité de ceux de l'opposition, qui y tiennent depuis plus d'un an un sit-in dans des tentes.
La majorité antisyrienne a déployé son propre service d'ordre comptant quelques centaines d'hommes non armés, identifiables à leurs survêtements bleus.
La circulation des motos, souvent utilisées par les militants pour mener des attaques, a été interdite. Les commerces et les écoles sont restés fermés en cette journée décrétée férié.
Vers 8h30 (libanaises), jeudi matin, des milliers de partisans de la majorité parlementaire antisyrienne ont commencé à se rassembler dans le centre de Beyrouth. Brandissant des drapeaux libanais et des portraits de Rafic Hariri, ils ont convergé sous la pluie vers la Place des Martyrs, placée sous très haute sécurité par la police et l'armée, pour le début de la manifestation, prévue à 10h locales (9h françaises).
Ils scandaient des slogans réclamant l'élection d'un président de la République par le Parlement. Le Liban, qui connaît sa crise la plus grave depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), est
sans président depuis fin novembre en raison de profondes divergences entre la majorité et l'opposition.
Deux manifestations parallèles
Cette commémoration se déroule dans un climat de grande tension avec l'opposition, appuyée par Damas. Ainsi, le Hezbollah chiite organise de son côté, à partir de 13h, les obsèques dans la banlieue sud de Beyrouth d'
Imad Moughnieh, un homme clé du mouvement assassiné mardi à Damas.
Sa. C. avec agence