Indignation internationale. Le président et le Premier ministre du Timor-Oriental (Sud-Est asiatique) ont été la cible hier de deux attaques coordonnées. La première a visé la résidence privée du chef de l'Etat, José Ramos-Horta, Prix Nobel de la paix 1996. Des rebelles armés ont donné l'assaut à Dili, provoquant une fusillade avec les gardes présents. Ramos-Horta, 58 ans, a été touché par une balle. Il a été opéré en urgence. « Sa vie n'est pas en danger, mais ses blessures sont très graves », a déclaré le docteur.
Le Premier ministre, Gusmao, grande figure de la lutte pour l'indépendance de l'ex-colonie portugaise, a lui aussi réussi à réchapper à l'attentat qui l'a visé. L'état d'urgence et un couvre-feu ont été décrétés. « Choqués », l'Union européenne, l'ONU et la France ont condamné les attaques.